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L'ouverture sur le Cameroun

ENEF Mbalmayo 2026 : les tests de sélection fixés au mois d’août

ENEF Mbalmayo 2026 – tests admission forêts faune Cameroun août

Le ministère des Forêts et de la Faune vient d’ouvrir les candidatures pour les tests d’admission à l’École Nationale des Eaux et Forêts de Mbalmayo, session 2026. Les épreuves se tiendront les 19, 20 et 21 août 2026 dans deux centres : le Lycée Général Leclerc à Yaoundé et l’École pour la Formation des Spécialistes de la Faune à Garoua. Agents publics, ONG, sociétés forestières et particuliers sont tous concernés.

Ce qu’il faut savoir avant de candidater

Trois jours d’épreuves. Deux villes. Un seul objectif : intégrer l’une des formations dispensées par l’ENEF de Mbalmayo, l’établissement de référence pour la foresterie et la faune au Cameroun.

L’appel s’adresse à un spectre large de candidats. Les agents du MINFOF et des organismes publics et parapublics sont éligibles, tout comme les salariés de sociétés forestières privées, les membres d’ONG environnementales opérant au Cameroun, et les particuliers souhaitant se former ou se reconvertir dans le secteur. C’est une ouverture assez rare pour un établissement à dominante publique.

Les deux centres d’examen couvrent l’axe Nord-Sud du pays. Yaoundé pour le Centre et le Sud, Garoua pour les régions septentrionales, où la pression sur les ressources fauniques reste particulièrement forte depuis une quinzaine d’années. On ne sait pas encore combien de places sont ouvertes pour cette session 2026, ni la répartition exacte par filière ou par catégorie de candidats. Ces informations devraient être précisées dans les prochaines semaines par le MINFOF.

L’ENEF, un outil stratégique sous-valorisé

L’École Nationale des Eaux et Forêts de Mbalmayo forme les techniciens et cadres chargés de surveiller, gérer et protéger le patrimoine forestier camerounais. Un patrimoine qui couvre environ 22 millions d’hectares de forêts denses, dont une grande partie classée sous régime de gestion durable.

Pourtant, la question des effectifs formés chaque année reste peu documentée publiquement. Les sessions de sélection ne donnent pas toujours lieu à une communication transparente sur les résultats, les taux d’admission ou les débouchés réels des diplômés. C’est un angle mort que cette ouverture aux candidats privés et associatifs pourrait, à terme, contribuer à corriger.

Ouvrir l’ENEF aux ONG et aux sociétés forestières, c’est reconnaître que la gestion durable des forêts ne peut plus reposer uniquement sur l’État. Le secteur privé et la société civile doivent monter en compétences. Le signal est clair, même si son application concrète reste à surveiller.

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✍️ À propos de l'auteur
Alain-Claude Ndom
Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

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