Société

Droits reproductif : La communication axée vers les adolescents et jeunes en eau trouble

Constat de la Camnafaw à l’issue d’une évaluation de cinq années de mise en œuvre de l’axe stratégique n°4 du Plan d’action de Maputo (PAM) révisé 2016-2030 relatif à l’amélioration de l’information, l’éducation et la communication sur la santé sexuelle et reproductive (SSR) auprès des adolescent(es), des jeunes et des hommes.

« Il y a un grand gap en ce qui concerne l’éducation et la communication et la sensibilisation en lien avec la jeune fille », affirme Armel Nyadjo, chargé des Programmes à la Cameroon National association for FamilyWelfare stratégique n°4 du Plan d’action de Maputo (PAM) révisé 2016-2030 relatif à l’amélioration de l’information, l’éducation et la communication sur la santé sexuelle et reproductive (SSR) auprès des adolescent(es), des jeunes et des hommes. Le projet réalisé par une consultante sous le financement Hewlett et Parkard vise l’amélioration de l’offre de services en Sdsr au Cameroun à travers l’amélioration des indicateurs relatifs à l’information, l’éducation et la communication auprès de cette cible.

En effet soutient le rapport « la communication est le premier pallier qui garantit l’assurance de l’offre de services de Sdsr de qualité […] Il est donc important tout en tenant compte des progrès accomplis, de tracer une feuille de route pour atteindre l’impact visé de mettre fin aux décès maternels, néonataux et infanto-juvéniles évitables d’ici 2030 ». Les résultats de cette étude plaident pour le respect des engagements pris par le Cameroun en ratifiant le Plan d’Action de Maputo en 2009. Malgré la ratification, les efforts consentis par le gouvernement et la société civile, les avancées majeures en termes de Srmniapour la population générale, et pour les adolescent(es) et jeunes, beaucoup reste à faire. « Les données épidémiologiques contenus dans le EDS 201, traduisent de la faiblesse dans la communication en matière de sexualité à tous les niveaux de la société, car les indicateurs relatifs à la prévalence contraceptive, l’utilisation du préservatif, les grossesses des adolescentes posent des questionnements sur l’efficacité, le niveau de couverture, les moyens mis en œuvre pour réduire les décès maternels, néonataux et infanto-juvéniles évitables auprès des adoj ».

Education sexuelle intégrée

Le Programme commun de plaidoyer de l’IPPF dont la Camnafaw est membre, évoque six changements thématiques de haut niveau prioritaires pour un accès universel à la SdSr. Au rang desquels : l’avortement ; l’education sexuelle intégrée, les violences sexuelles et sexistes ; la Sdsr et égalité des genres. « Nous respectons la position du Cameroun où l’avortement n’est pas légalisé. Mais il est quand même question de faire comprendre au gouvernement qu’il y a beaucoup de jeunes filles qui décèdent des suites d’avortement clandestin » précise Christelle Ngo SoheMvomo, chargée des programmes auprès des adolescents et jeunes. Au sujet de l’education sexuelle intégrée, elle explique qu’il s’agit d’une approche de santé qui vise à ce que tous les adolescents et jeunes aient une information de qualité en matière de santé sexuelle et reproductive et les droits y afférents.

Soit, une information adaptée à l’âge, sexuellement actif ou non. « Il doit avoir une information en matière violence basée sur le genre, en termes de sexualité responsable. Si je m’abstiens, c’est mon droit ; si je veux avoir des rapports sexuels c’est aussi mon droit. Mais je dois savoir que je dois me protéger, utiliser la contraception pour éviter les grossesses indésirées et d’autres aléas liés à une sexualité non responsable ». La publication du rapport de la Camnafaw intervient au moment où le Réseau des journalistes pour l’application du Plan d’action de Maputo (JNMAP) est engagé auxcôtés de la Société des gynécologues et obstétriciens du Cameroun (Sogoc), dans une campagne médiatique sur le Protocole de Maputo. « L’atteinte des objectifs est une affaire de tous », apprécie Lotti Edjenguele, Directeur exécutif de la Camnafaw.

Nadège Christelle BOWA

Afficher plus

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page