Dialogue inclusif-Les émissaires du Président: Christian Tumi veut une conférence sur la crise anglophone

Au moment où le dialogue proposé par le cardinal Christian Tumi après moult refus est enfin annoncé pour le milieu du mois de Juillet 2019, avec des contours et des acteurs qui semblent accepter par l’aile dure de la crise, plusieurs informateurs affirment que l’homme de Dieu s’est finalement entendu avec le gouvernement.

À 85 ans, l’ancien Archevêque honoraire de Douala reste l’une des personnalités les plus écoutées du pays. Et il ne mâche pas ses mots pour dire ce qu’il pense de la situation sociale et politique chaque fois qu’il est sollicité. Toujours en contact avec ses concitoyens, qui se pressent par dizaines à sa porte dès le lever du jour pour recevoir conseils et bénédictions, cet homme d’Église au parcours impeccable est l’un des acteurs de la résolution de la crise anglophone.

La venue du pape Benoît XVI au Cameroun, aura été une consécration pour ce prêtre ordonné en 1966, fait cardinal en 1988 et nommé archevêque de Douala en 1991. Anglophone, né à Kikaikelaki, dans la province du Nord-Ouest, Mgr Christian Tumi est aussi connu pour son courage et ses prises de position contre le pouvoir. Dernier exemple en date, lorsqu’il a fustigé la répression des émeutes de la faim de février 2008 et la gestion de la crise anglophone par le système en place. Intellectuel, fondateur de l’hebdomadaire L’Effort camerounais et de Radio Veritas, il a confié vouloir consacrer sa retraite à l’écriture.

Quant à sa vocation, elle est venue d’un déclic. Ses parents partis au Nigeria, il est scolarisé au College Mary Immaculate de Kafanchan, où il se préparait à devenir instituteur. Il reçoit alors la lettre d’un ami d’enfance qui lui demandait de devenir prêtre. Et le Seigneur l’a entendu. À Ibadan, il intègre le petit séminaire de Sainte-Thérèse d’Oke-Are avant de rejoindre les grands séminaires de Bodija puis d’Enugu. De retour au Cameroun, il est ordonné prêtre en 1966, à Soppo, et vivra successivement à Buéa, Bambui, Yagoua, Garoua, avant d’arriver à Douala en 1991 comme archevêque où il prend sa retraite.

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