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Désarmement, démobilisation et réintégration : 12 ex-combattants déclarés au DDR

Dix semaines après la création, le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (Cnddr) a fait un bilan mercredi dernier.

Est-ce précoce un bilan du Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (Cnddr) dix semaines après sa création ?
L’occasion de la réunion du Cnddr mercredi dernier à Yaoundé avec les organisations du système des Nations-Unies était trop belle pour ne pas faire un premier tableau des réalisations à mettre son actif profitant de la présence dans la capitale, pour l’événement, des trois chefs de centres
régionaux du Cnddr aux côtés du coordonnateur national, Francis Fai Yengo. « Douze personnes dont 11 garçons et une fille ont été accueillis au
centre régional DDR de Bamenda. Ils ne sont pas encore nombreux, compte tenu des problèmes d’insécurité que nous avons sur le terrain et aussi les problèmes de villes mortes. Mais nous pensons que quand ces enfants vont comprendre que nous sommes-là pour eux, pour leur donner des compétences et que nous sommes là aussi pour leur donner de l’argent à la fin de leur séjour, pour qu’ils aillent s’installer à leur compte dans leur
différentes communautés, je crois qu’ils viendront nous rejoindre », espère, Gabsa Nyagha Sistux chef du centre régional Cnddr dans la région du Nord-ouest à Bamenda.
Qu’en est-il du centre régional du Sud-ouest à Buea ? Le chef du centre, Bernard Fonju Njukang reste, lui, sur des généralités : « Nous avons des
résultats probants et encourageants. L’opinion dans notre pays peut être impatiente. Mais il faut savoir que le concept Cnddr n’est pas créé au
Cameroun. C’est un mécanisme qui créé ailleurs. Dans d’autres pays, on est resté sans résultats six mois après la création. Au Cameroun nous en
avons, je me réserve de donner des chiffres exactes. Si vous avez l’opportunité de vous rendre au centre régional de Buea vous aurez le loisir de constater l’authenticité de ce que j’affirme » , assure le chef du centre régional Cnddr du Sudouest. Au-delà du bilan du Comité national de
désarmement, de démobilisation et de réintégration, la réunion de Yaoundé, à laquelle a aussi participé le chef du centre régional de l’Extrême Nord à Mora, Oumar Bichaïr, a surtout été un cadre d’échange d’expérience avec les partenaires du système des Nations Unies.

« Nous avons échangé avec nos partenaires, a confié Francis Fai Yengo, parce qu’ils ont l’expérience du DDR ailleurs, au Nigeria, au Tchad, au Niger, en Côte d’ivoire. Nous avons aussi partagé l’expérience de leur présence à Mora où ils sont installés avant la création du Cnddr. L’idée est que notre Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration évite les erreurs faites ailleurs » .

Rappelons que le Cnddr a été créé par le chef de l’Etat le 30 novembre dernier pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-
combattants de Boko Haram et des groupes armés des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Le comité dispose de centres régionaux à Bamenda,
Buea et Mora dans lesquels sont censés se dérouler les opérations de désarmement, de démobilisation et de préparation à la réintégration.

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Source
Claude Tadjon
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