Dépendance :Le Cameroun pourrait importer 100.000 tonnes de blé en 2022

stocks de blé

Pour réduire les importations de la farine de blé, le pays veut booster la production du manioc et de la patate douce en vulgarisant les résultats de la recherche dans ces domaines dans trois départements de l’Ouest.

Les statistiques nationales montrent qu’en 2020, le Cameroun a importé 860.000 tonnes de farine de blé pour un total de 156 milliards. D’après les prévisions du ministère du Commerce, ces importations pourront atteindre 100.000 tonnes en 2022. Dans le domaine de la pisciculture, la production nationale de poissons se situe autour de 294.538 tonnes. Ces chiffres restent en dessous de la demande nationale. En donnant ces chiffre lors de l’atelier de vulgarisation des résultats de la recherche scientifique, le cas du manioc, de la patate douce et de la pisciculture, enjeux et perspectives du 6 au 8 juillet dernier, Amos Mogo, chef du centre régional de la recherche scientifique et de l’innovation de l’Ouest a précisé que cette production halieutique est en substance artisanale avec des petits pécheurs et d’ouvriers du secteur de la pêche. Selon lui, « l’Etat a mené beaucoup d’actions dans ce domaine. Notamment, le ministère de la recherche scientifique et de l’innovation a, à travers le centre régional de recherche scientifique et de l’innovation, mis à la disposition des organisations paysannes des variétés améliorées résistant aux maladies et produisant de la bonne farine sur le marché. Il a d’ailleurs prodigué des itinéraires techniques de transformation du manioc et de la patate en farine panifiable, du poisson en produit conservé par le fumage et vente sur le marché ».

Transformer le manioc

S’en tenant à ses propos, le manioc peut être transformé en plusieurs dérivés : l’amidon, le tapioca, la farine panifiable, l’alcool, le vinaigre, le biocarburant et la farine de couscous. En le transformant, le producteur trouve une solution durable aux pertes post récolte. Saluant cette initiative dans un contexte marqué par une crise alimentaire manifestée par la hausse généralisée des prix des produits importés, le gouverneur de la région de l’Ouest a situé le contexte de la Stratégie nationale de développement Snd 30 dans le domaine de l’agriculture, de la modernisation de l’appareil de production, de l’amélioration de la sécurité alimentaire, du développement de l’agro-industrie et de la lutte contre la vie chère.

Selon Augustine Awa Fonka, les actions à cet effet, visent à renforcer la production et la productivité avec un accent sur l’accroissement des surfaces exploitées et au niveau des exploitations familiales. La vulgarisation des résultats de recherches menées dans les départements de la Mifi, du Noun et du Koung-Khi dans la région de l’Ouest vise la création des richesses et des emplois et la promotion du développement durable. « L’objectif global de cet atelier est d’augmenter en quantité et en qualité la production du manioc, de la patate douce et de la pisciculture tout en mettant un accent particulier sur la transformation afin de lutter contre les importations du blé, du poisson et de la farine », a précisé Amos Mogo, chef du centre régional de la recherche scientifique et de l’innovation de l’Ouest.

Aurélien Kanouo / 237online.com

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