Société

Covid-19: Pourquoi les mesures barrières s’essoufflent au Cameroun

D’après le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, du 1er novembre au 1er décembre 2020, le tableau récapitulatif de la situation épidémiologique souligne que nous sommes passés de 22103 cas à 24189 en l’espace de 30 jours.

Lors de la conférence de presse du ministre de la Santé publique sur la situation de la riposte contre le Vih/Sida et la pandémie du Covid-19 au Cameroun, le 1er décembre 2020, Manaouda Malachie a invité les camerounais au respect des mesures barrières. D’après le Minsanté, « du 1er novembre, au 1er décembre 2020, le tableau récapitulatif de la situation épidémiologique souligne que nous sommes passés de 22103 cas à 24189 en l’espace de 30 jours, soit 2 086 cas confirmés en l’espace de 30 jours. Par simple division, la moyenne vous donne plus de 69 cas par jour, ce qui reste tout de même préoccupant et invite à plus de vigilance et de sérieux », relève Malachie Manaouda à la presse. D’après le patron de la Santé publique, ces chiffres sont tout à fait révélateurs de la situation réelle des régions de l’Ouest et du Littoral où des poches de réémergence du virus ont été découvertes. De quoi garder à l’esprit cet avertissement du président de la République lors de son adresse à la nation le 19 mai 2020 : « La négligence d’un seul peut nuire gravement à l’ensemble de la communauté ».

C’est dire que ceux qui hésitent, ceux qui s’obstinent, ceux qui abandonnent l’observance de gestes barrières nous font tous courir un risque énorme. Nous sommes de nouveaux en alerte, n’attendons pas que se produise le pire pour agir, agissons maintenant pendant qu’il est encore temps. Faisons du respect des gestes barrières, des réflexes de vie en société.Selon les virologues, le nombre de cas croit à cause du relâchement des mesures barrières au quotidien car pour certains, la reprise des activités dans tous les secteurs était synonyme de fin de la pandémie. Pourtant, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a exigé il y a quelque temps, que le port du masque en particulier soit le réflexe de tout citoyen en public comme au début de la pandémie au Cameroun il y a huit mois. D’ailleurs, expliquent les spécialistes du corps médical, c’est le moment plus que jamais d’observer les mesures barrières. Car la covid-19 sévit encore et n’a pas d’ami en terme-d’âge. Le tissu familial est un foyer de contamination. La maladie touche toutes les tranches d’âges. Même les jeunes enfants peuvent en être les principaux agents propagateurs dans leurs écoles respectives. Il y a environ un mois, des élèves avaient testés été positifs dans des écoles à Douala, ce qui est loin d’être la seule région.

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Le respect strict des règles barrières

En cette circonstance, le respect strict des règles barrières sont la seule alternative de protection individuelle et collective efficace. De plus, reprenons avec le lavage des mains avec de l’eau coulante et du savon, plusieurs fois par jours. Cette action régulière assez suivie, au cours des premières semaines de la survenue de la pandémie dans notre pays, a été salutaire pour la lutte contre la propagation du virus. Nous invitons les leaders associatifs, les leaders religieux, les autorités traditionnelles à reconsidérer les dispositifs des premières semaines de la riposte, aux maires et aux organisations diverses, aux volontaires de réactiver et intensifier les opérations de sensibilisations au sein de leur communauté respective.

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Le 1er décembre, le Minsante indiquait que 24 189 cas étaient confirmés. Si 22 939 personnes ont pu guérir de cette maladie, 813 cas actifs sont répertoriés et 62 patients actuellement suivis dans les unités de prises en charge dédiées. Heureusement, 06 seulement de ces cas nécessitent une mise sous oxygène. A ce jour, nous enregistrons 437 décès. Au bilan, les statistiques affichent un taux de guérison de plus de 95%, soit un taux d’occupation des lits de 1,9% pour un taux de létalité de 1,8%. Le taux de sévérité est de 0,5%. Présentées ainsi, ces statiques peuvent ne pas clairement laisser percevoir la menace de la résurgence de l’épidémie, à laquelle nous sommes présentement confrontées.

Elvis Serge NSAA

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