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Côte-d’Ivoire : voici pourquoi la France refuse de valider le 3ème mandat d’Alassane Ouattara

Les groupes d’intérêt financier français redoutent que ce mandat de trop provoque une guerre civile qui mettrait en péril leurs investissements en Côte-d’Ivoire.

Le 13 juillet dernier le Ministre français des Affaires Etrangère Jean Yves Le Drian, s’est rendu en Côte-d’Ivoire pour une visite de travail avec le Chef de l’Etat ivoirien Alassane Dramane Ouattara. Il était porteur d’un important message du Président Emmanuel Macron. En substance le Président français demandait à son homologue ivoirien de renoncer à briguer un troisième mandat. Toute chose susceptible d’entrainer le pays dans une escalade de la violence synonyme de guerre civil.

Mais il faut ce le dire, ce n’est pas tant l’effusion de sang qui inquiète le Gouvernement français. D’ailleurs ils n’ont que foutre ! quand ça les arrangent, ils sont les premier à semer la pagaille. On se souvient qu’ils n’ont pas hésités à mettre la Côte-d’Ivoire à feu et à sang pour que leur protégé ADO accède au pouvoir. Cette fois-ci la France n’a pas intérêt à ce que le pays rechute dans une autre guerre civile.

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L’inquiétude de milieux financiers français pour qui roule Emmanuel Macron est ailleurs. On sait que sous sons magistère, deux mandats consécutifs, il a fait fleurir de nombreuses infrastructures dans tous les domaines de la vie nationale (ponts routes, habitats sociaux…), mais pour parvenir cet exploit, le Président ivoirien a du endetté la Côte-d’Ivoire à plus de 120% du PIB son pays. Dans ce contexte, les groupes d’intérêt qui ont lourdement investis et contribués à redorer le blason de Ouattara, comptent bien rentrer dans leurs fonds.

Sur un autre plan, les foyers de tension et de contestation sont en train de naître en Côte-d’Ivoire, aussi bien dans l’opposition qu’au sein même de son propre camp. Une représentation éventuelle d’Ado pourrait déclencher un nouveau brasier en Côte-d’Ivoire, mettant ainsi en péril les investissements français. C’est pourquoi les puissances financières qui ont des gros intérêts à préserver au pays des éléphants estiment qu’il est mieux pour Ouattara de partir, après dix années au service de la France.

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