Coronavirus: Yannick Stéphane Lekaboth encourage la presse dans la lutte

Yannick Stéphane Lekaboth

Dans le cadre de la lutte contre cette pandémie, a offert une cinquantaine de masques de protection aux journalistes de cette région.

C’est une première dans l’histoire à l’Est. Car, depuis que les journalistes de cette région s’investissent par leur travail pour vaincre le covid-19, aucun parmi eux n’a jamais reçu de masque de protection. L’idée n’est pas celle d’un maire, ni d’un député, encore moins d’une autorité administrative ou sanitaire. C’est un geste altruiste d’un jeune leader de la région.

Yannick Stéphane Lekaboth, pour ne pas le nommer est la première personne à se soucier de la protection des professionnels des médias qui, au péril de leurs vies, s’exposent au quotidien pour informer et sensibiliser les populations contre cette pandémie. Dans l’après-midi du vendredi 05 juin 2020, il a convié une vingtaine de journalistes dans un hôtel à Bertoua pour leur rendre un vibrant hommage. A l’occasion de ce rendez-vous de reconnaissance, le jeune leader de l’Est a reconnu que les journalistes sont l’une des pièces maîtresse de la lutte contre cette pandémie qui secoue notre pays et le monde entier.

« Le Cameroun comme le monde entier est en pleine guerre sanitaire. Et les premières personnes au devant de la scène dans cette croisade contre le covid-19, après le corps médical, ce sont les hommes des médias. Au regard du grand travail que vous abattez pour nous informer, vous amenez les uns et les autres à respecter les mesures barrières édictées par l’Organisation mondiale de la santé et les pouvoirs publics. Raison pour laquelle j’ai pensé qu’il était important de vous réunir un temps soit peu, comme dans toute guerre, pour vous fournir symboliquement des masques de protection et un ver d’eau pour vous désaltérer ». Un travail de sensibilisation que lui-même, en tant que leader et acteur de la société civile a entamé dès le
début de cette pandémie. Yannick Stéphane Lekaboth , rappelons-le, avec son équipe avait entrepris une vaste campagne de sensibilisation dans plusieurs localités de la région de l’Est, notamment à Bertoua, Ngoura, Abong-Mbang etc., où il avait distribué grâce à l’appui de l’élite des kits de protection.

Préoccupé par la montée inquiétante de la pandémie du covid-19, ce jeune leader a demandé aux professionnels des médias dont le travail abattu n’est pas souvent reconnu de ne pas baisser la garde. Car, la guerre sanitaire continue. Et elle sera gagnée avec le concours de la communication. Les journalistes invités ont apprécié cette marque de reconnaissance dans la mesure où leur travail n’a jamais été estimé même par les autorités locales qui les sollicitent au quotidien pour des couvertures de leurs activités.

Marginalisation

Que ce soit les élites de la région, les élus locaux, les autorités administratives ou sanitaires, aucun de ces responsables n’a jamais pensé à
la protection des hommes et femmes des médias qui les accompagnent pourtant sur le champ des opérations de sensibilisation ou de distribution des masques, savons, gels hydro-alcoolique, sceaux et autres matériels qu’ils reçoivent ou distribuent aux populations.

Attendent-ils une demande d’aide dans ce sens, ou alors qu’un premier cas de contamination soit déclaré dans le milieu de la presse? Bien malin qui pourra répondre à ces questions face à cette forme d’ingratitude. Partant du don du chef de l’Etat, en passant par celui des élites, ou des autres donateurs, aucun ne se souvient avoir reçu un moindre cache-nez ou un morceau de savon pour sa protection et celle de sa famille.

« La marginalisation de la presse à l’Est n’est pas nouveau. Elle est vielle comme le monde », remarque Gustave Epok, correspondant de Repères dans la région. Pour ce confrère, « la presse dite privée reste et restera le ventre mou et l’enfant pauvre de toute activité publique ». Dans cette région, les autorités administratives et sanitaires n’accordent aucune considération aux hommes des médias. Néanmoins, ces derniers ont renouvelé leur engagement de continuer le travail entamé il y a des mois dans l’espoir de limiter la propagation de cette pandémie dans la région de l’Est.

Ange-Gabriel OLINGA B.

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