Certaines sources affirment que le SARS-CoV2 ne mute pas rapidement. C’est faux.
Seuls un millier de génomes ont été séquencés dans le monde, il nous manque donc beaucoup d’entre eux.
Le virus mute 1 000 fois plus vite que les virus de la grippe et 36 000 fois plus vite que la rougeole… C’est EXTRÊMEMENT inquiétant, et la grande majorité de la communauté scientifique ne se rend pas encore compte de cela.
Le génome du coronavirus est extraordinairement long pour un virus. Il possède plus d’une douzaine de gènes codés par plus de 30 000 bases. À titre de comparaison, les virus du rhume et du VIH ne sont longs que d’environ 9 200 bases.
La plupart des mutations rendront le virus moins dangereux. Certaines mettront un signal d’arrêt au milieu d’une protéine et rendront le virus inactif. D’autres rendront simplement le virus moins efficace parce que les protéines virales doivent travailler ensemble avec les protéines humaines dans une collaboration complexe. Si elles changent, elles ne fonctionneront probablement pas aussi bien.
Le type de mutation le plus dangereux est appelé mutation « faux-sens » car elle modifie les acides aminés qui composent les protéines virales. Quelques modifications des acides aminés d’une protéine peuvent faire une énorme différence dans le comportement de cette protéine.
Les modifications des acides aminés dans l’une des plus d’une douzaine de variantes génétiques actuelles de coronavirus dans le monde pourraient conduire à une souche encore plus infectieuse ou mortelle ou rendre les kits de détection moins précis.
Les modifications génétiques qui ont provoqué la pandémie de grippe de 1957 n’ont changé que 5 acides aminés dans la protéine de surface de ce virus.
Pourtant, le 15 mars, l’échantillon viral le plus muté su virus actuel présentait 10 mutations déjà (!), dont celle du gène que nous ne voulons absolument pas voir muter.
Deux semaines plus tard, il y en avait un avec 16 mutations, dont 14 étaient des erreurs, heureusement pas toutes dans le gène en question.
Mais si ces souches continuent à muter au cours des 18 prochains mois, elles pourraient rendre les vaccins moins efficaces ou déclencher un scénario catastrophe dans lequel notre système immunitaire serait incapable d’empêcher la réinfection.
Heureusement, la plupart des experts en virologie affirment que de telles évolutions sont très peu probables, mais pourraient néanmoins arriver…
Nous n’avons jamais eu de véritable pandémie mondiale causée par un coronavirus chez des milliards de personnes, qui change et évolue, c’est pourquoi il est très compliqué, voire impossible de prédire la suite de l’évolution du virus.
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