Politique

Conflit armé dans le NOSO : les véritables causes de la crise enfin dévoilés

Pour le Dr Raymond Mfoula, il s’agit des représailles contre Paul Biya qui a décidé de s’affranchir du joug colonial.

La crise socio-politique et sécuritaire du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ouverte en 2016 par des revendications corporatistes des enseignants et avocats, continue plusieurs années après, à faire parler d’elle. S’il existe bel et bien un problème anglophone, pour le Dr Raymond Mfoula, la guerre qui oppose dans ces deux Région du Cameroun l’armée régulière aux groupes séparatiste, est alimentée par des force exogènes qui on décider de punir le Président Paul Biya pour sa velléité de s’affranchir du joug colonial.

pour le chercheur camerounais, ces puissances étrangères reprochent trois choses au président Biya. Lors de l’indépendance de notre pays, des accords dites secrets avaient été signés entre nos Etats et nos maîtres, c’est-à-dire les puissances tutélaires et mandataires. Ces accords donnaient 10% de nos ressources aux Camerounais, et 90% à nos maîtres. Le Président Biya a refusé de renouveler lesdits accords en 2008.

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La deuxième chose qu’on reprocherait à Paul Biya d’après le Dr Mfoula, c’est la trop grande importance qu’il a accordée aux chinois « vous savez les chinois ne sont pas comme les occidentaux. Les chinois ont une coopération gagnant- gagnant, ils ont du respect pour les autres. » La occupe une place importante dans le microcosme de la diplomatie camerounaise, ce que ne pardonne pas les anciens maîtres.

La troisième chose, c’est justement le fait que Paul Biya a diversifié les relation du Cameroun, jadis la chasse gardée des puissances coloniales. Aujourd’hui le pays entretient des relations nourries avec la Turquie, la Russie et bien d’autres puissances à travers le monde.

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Au vu de ce qui précède, ces forces endogènes bien que tapis dans l’ombre, ont décidé de semer le chaos au Cameroun. Les représailles commenceront d’abord avec Boko Haram, qui avait les mêmes objectifs que les ambazonien, à savoir créer un Kalifa c’est-à-dire un Etat islamique. « Ça n’a pas marché. Ils sont allés à l’Est, ça n’a pas marché. Ils se sont déportés dans les deux Région anglophone du pays où ils ont trouvé du grain à moudre ».

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