Communauté camerounaise du Maroc : Des élections pour résorber la crise

Association des ressortissants Camerounais au Maroc

Le bureau exécutif annonce le renouvellement du mandat pour résorber la crise de leadership qui secoue l’organe dirigeant de la Cocam.

Dans un communiqué signé et rendu public ce 7 juin 2021, Blaise Ndedi Ndedi, le président de la Communauté camerounaise du Maroc (Cocam) convoque les électeurs aux urnes pour le 3 octobre 2021. Il sera question de procéder au renouvellement du bureau exécutif du Cocam. Le bureau sortant élargi aux présidents régionaux et certaines personnalités de la communauté, s’est réuni le 6 juin dernier à cet effet. «Dans un souci d’apaisement des tensions et d’unité de tous les Camerounais de tous les Camerounais vivant au royaume du Maroc, il a été décidé à titre exceptionnel que tout Camerounais en possession d’une pièce à même de justifier de sa nationalité et inscrit sur les listes électorales pourra voter ; ceci donnant lieu à des élections totalement ouvertes à toute la communauté», peut-on lire dans le communiqué sanctionnant les travaux. Pour autant, la même ouverture ne sera pas appliquée aux candidats à l’élection : «Les candidatures aux différents postes de responsabilité restent soumises au statuts de la Cocam et lois régissant les associations au Royaume du Maroc», a-t-on souligné.

Le désir d’apaisement souhaité par l’équipe à Blaise Ndedi Ndedi, montre s’il en était encore besoin, que la communauté camerounaise du Maroc traverse une crise. Comme l’annonçait déjà La Nouvelle Expression. Dans son édition du 9 avril 2021, la Cocam vit un bicéphalisme entretenu par Mouahamdou Youssifou, l’ambassadeur du Cameroun au Maroc. Avec en parallèle au bureau que conduit Blaise Ndedi Ndedi, un autre dirigé par Ngueko Abe Mohamadou et qui a réussi avec le concours du représentant de Paul Biya dans le royaume chérifien, d’obtenir un récépissé provisoire pour le compte de la Cocam. Entraînant avec eux quelques éléments de la communauté camerounaise au pays de Mohammed VI. Même si le récépissé qui avait une existence légale de deux mois a expiré depuis janvier, il reste que la faille est profonde. Déjà que l’autre faction s’est elle aussi réunie lundi dernier, pour les mêmes fins, à savoir l’organisation des élections. Rien n’a encore filtré des résolutions prises par la faction Ngueko. De l’autre côté, on compte lancer un appel à candidature pour solliciter des volontaires dans cette commission qui sera mise sur pied «au plus tard le 31 juillet 2021».

Les uns et les autres pourront alors se lancer dans la course pour la présidence de la Cocam. Avec pour défi majeur de réconcilier la «famille» camerounaise du Maroc avec elle-même. Peut-être que l’issue de l’élection pourrait éteindre l’affaire qui s’est déportée devant la justice marocaine. En poste depuis 2012, Blaise Ndedi Ndedi a déjà validé deux mandats.

Lindovi Ndjio

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