Cession de grandes étendues forestières au Cameroun: L’enquête sur le cas Kieffer & Cie

étendues forestières au Cameroun

Le potentiel des terres de l’Est du Cameroun ne cesse d’attirer l’attention des investisseurs étrangers. La plus récente tentative d’acquisition de ces terres provient de l’entreprise Kieffer & Cie, spécialisée dans la foresterie et l’exploitation du bois. Si cette transaction se concrétise, elle soulève des questions légitimes sur la politique d’attribution des terres dans le pays.

La concession à Kieffer & Cie : Quel Impact ?

L’information émane d’un communiqué publié le 15 mai par le ministre délégué en charge de l’Environnement, Nana Aboubakar Djalloh. Selon le document, Kieffer & Cie pourrait obtenir une concession de l’État pour exploiter l’unité forestière d’aménagement (UFA 10 038) dans la région de l’Est au Cameroun. Ce projet serait alors associé à l’Unité de transformation de bois (UTB) de Zouabot 1 dans les arrondissements de Mbang, Mindourou et Lomié.

La Voix du Peuple : Audiences publiques et enjeux environnementaux

En vue de mener une étude d’impact environnemental et social détaillée de ce projet, des audiences publiques ont été organisées du 15 au 19 mai. Ces audiences, selon le communiqué, visent à recueillir les observations du public sur ladite étude. Si les normes environnementales et sociales sont respectées, l’entreprise camerounaise pourra alors démarrer l’exploitation.

L’Affaire de la superficie: Une question de taille

Là où le bât blesse, c’est la superficie de cette concession. Selon le décret du 13 mai 2002 portant avis de classement de l’UFA 10-038, cette unité forestière est établie sur une superficie de 145 585 hectares. C’est une étendue de terrain plus grande que de nombreux villages réunis et même que certaines villes. La première concession avait été attribuée à Cambois, une des filiales camerounaises du groupe français Rougier. Cependant, l’exploitation n’a jamais pris forme pour des raisons restées inconnues.

Il est impératif pour le peuple camerounais et pour le gouvernement d’examiner attentivement ces cessions de terres à grande échelle à des entreprises étrangères. Les enjeux environnementaux, sociaux et économiques ne doivent pas être négligés. Pour plus de détails, restez connecté à 237online.com.

Patrice Nguema, 237online.com

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