Can 2019: Paul Biya, grand artisan du choix du Cameroun





L’attribution de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019 au Cameroun découle des négociations officielles et secrètes entreprises depuis plusieurs mois par le chef de l’Etat avec la Confédération africaine de football (Caf) et la Fifa.[pagebreak]Les Camerounais attendaient la nouvelle depuis 1972 ! 42 ans d’attente qui semblaient interminable. Finalement, ils ont été récompensés. La Confédération africaine de football a attribué l’organisation de l’édition 2019 de la Can au Cameroun. La décision est tombée samedi dans la capitale éthiopienne, Addis-Abéba par Issa Hayatou, président de la Caf. Les matches auront lieu à Bafoussam à l’Ouest, Douala le chef-lieu de la région du Littoral, Garoua dans le Nord, Limbe au Sud-Ouest et la capitale Yaoundé située dans le Centre.
Positionné uniquement sur l’édition 2019, le Cameroun a donc gagné son pari alors que la Côte d’Ivoire et la Guinée Conakry ont été choisies pour les éditions 2021 et 2023 respectivement. Selon Issa Hayatou, la combinaison de deux éléments a milité pour le choix de ces pays. Il s’agit «des conclusions de la mission d’évaluation et la présentation du dossier de candidature» a précisé Issa Hayatou en dévoilant les noms des pays hôtes pour l’organisation des Can en 2019, 2021 et 2023. Il a par ailleurs indiqué que le Comité exécutif a travaillé d’arrache-pied durant l’Assemblée générale de l’instance du football africain. «Nous nous sommes penchés sur la violence dans les stades, l’épidémie Ébola et la tricherie sur les âges des joueurs africains», a souligné le président de la Caf.
L’aboutissement heureux de la candidature du Cameroun est dû à la solidité du dossier ficelé de main de maître par l’ancien président de la Fédération camerounaise de football, Iya Mohammed, avec les conseils d’experts internationaux ayant fait leurs preuves dans le domaine du montage et de l’organisation d’évènements sportifs. Ainsi, en avril 2013, avec l’accord du président de la République Paul Biya, le projet d’organisation de la Can est officiellement présenté lors d’une réunion du Comité exécutif de la Caf tenue en Ile Maurice.
Concurrence. Première étape franchie avec succès face à des prétendants sérieux comme la Côte d’Ivoire, l’Algérie, la Zambie, la Guinée Conakry qui espéraient aussi abriter la phase finale de la plus grande compétition continentale grâce à la clairvoyance, la sagesse, la dextérité et surtout l’expérience de son président Paul Biya qui s’est impliqué personnellement et longtemps manœuvré dans l’ombre pour la concrétisation de ce projet. Le président de la République en a fait une affaire d’État, promettant d’organiser la plus belle de toutes les compétitions continentales, après la 8e Can organisée au Cameroun en 1972.
Un deuxième pallier a été ensuite franchi en mai 2014 lors de la venue au Cameroun du président de la Fifa Sepp Blatter. En marge de l’inauguration du Centre d’Excellence de football de Mbankomo, construit à 30 km au Sud de Yaoundé, Sepp Blatter a été reçu en audience par le chef de l’État Paul Biya au Palais de l’Unité.
Tête à tête au cours duquel les deux hommes ont évoqué plusieurs sujets : les relations Cameroun-Fifa, la participation des Lions indomptables à la 20e Coupe du monde de football du 12 juin au 13 juillet au Brésil, le soutien du Cameroun à la candidature de Blatter pour la présidence de la Fifa en 2016 et davantage l’organisation de la Coupe d’Afrique 2019 par le Cameroun.

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