Cameroun : Un étudiant tchadien sauvagement assassiné à Dschang

Pharell

Le Cameroun est sous le choc après la découverte macabre du corps sans vie de Togoum Pharell, étudiant tchadien inscrit en Master 2 de géologie à l’université de Dschang. Selon les informations exclusives obtenues par 237online.com, le jeune homme aurait été victime d’un meurtre d’une rare violence, jetant une lumière crue sur l’insécurité grandissante dans le pays.

Un crime odieux qui soulève l’indignation

C’est dans une broussaille près de son lieu d’études que le cadavre martyrisé de Togoum Pharell a été retrouvé. Si les circonstances exactes du drame restent à éclaircir, l’état du corps ne laisse guère de doute sur la nature criminelle de son décès.

« Les blessures présentes sur la dépouille de Pharel indiquent clairement que le jeune homme est victime d’un ignoble crime », confie sous couvert d’anonymat une source proche de l’enquête. Une brutalité gratuite qui suscite l’effroi et l’incompréhension au sein de la communauté universitaire et au-delà.

L’université de Dschang, campus endeuillé

Sur le campus de Dschang, c’est la consternation. Étudiants, professeurs, personnel… Tous peinent à croire qu’une telle tragédie ait pu se produire dans l’enceinte de leur établissement, réputé jusqu’ici pour sa quiétude.

« Pharel était un étudiant brillant, apprécié de tous. Sa gentillesse, son sérieux étaient reconnus par chacun. C’est un drame absolu, nous sommes tous anéantis« , témoigne l’un de ses camarades de promotion, la voix étranglée par l’émotion.

Au-delà de la douleur, c’est aussi un sentiment d’insécurité qui grandit parmi la communauté estudiantine. Si même l’université n’est plus un sanctuaire, où peut-on encore se sentir en sécurité ?

La communauté tchadienne réclame justice

Pour les ressortissants tchadiens du Cameroun, ce meurtre a un goût particulièrement amer. Déjà confrontés à une situation souvent précaire, ils voient dans ce crime odieux un symbole cruel de leur vulnérabilité.

« Pharel avait tout quitté pour venir étudier ici, pour construire son avenir. Et voilà comment il est remercié ? Par une mort atroce, dans l’indifférence générale ?« , s’insurge Mahamat, membre d’une association d’étudiants tchadiens.

Au-delà de la douleur, la communauté tchadienne exige des réponses et surtout, la justice. Les autorités consulaires du Tchad ont d’ores et déjà fait savoir qu’elles suivaient l’affaire de très près, attendant des autorités camerounaises qu’elles fassent toute la lumière sur ce crime et en traduise les auteurs devant les tribunaux.

L’insécurité, fléau qui gangrène le Cameroun

Mais au-delà de l’émotion légitime, ce drame met surtout en lumière le problème lancinant de l’insécurité qui ronge le Cameroun. Agressions, vols, meurtres… La criminalité ne cesse de progresser, sans que les pouvoirs publics ne semblent en mesure d’endiguer le phénomène.

« C’est tout un climat de violence et de peur qui s’installe, jour après jour. On a l’impression que les criminels peuvent agir en toute impunité, que la vie humaine n’a plus aucune valeur« , déplore un habitant de Dschang, excédé par cette spirale meurtrière.

Face à ce constat alarmant, les questions fusent. Que fait la police ? Quels moyens sont réellement mis en place pour assurer la sécurité des citoyens ? Des interrogations qui exigent des réponses claires et surtout, des actes forts de la part des autorités.

Par Franck Essomba pour 237online.com

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