Economie

Cameroun – Téléphone mobile: Une nouvelle page s’ouvre pour Camtel

L’opérateur historique des télécommunications vient d’obtenir du gouvernement, une licence d’exploitation du téléphone mobile.

Yaoundé, jeudi 12 mars 2020. Le ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, préside la cérémonie de remise officielle des conventions de concessions par le gouvernement à l’opérateur historique des télécommunications. A ses côtés, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoua, le directeur général de l’Agence de régulation de Télécommunications, Philemon Zoo Zame et le directeur général de Camtel, Judith YahSunday. Cette cérémonie consacrait plus précisément des conventions de concessions pour l’établissement et l’exploitation d’un réseau de communications électroniques mobiles à couverture nationale ouvert au public, lié aux technologies d’accès à la 2 G, 3 G et 4 G.

Il s’agit aussi de l’établissement et l’exploitation d’un réseau de communications électroniques fixes à couverture nationale ouvert au public à accès filaires. Et enfin, pour l’établissement et l’exploitation d’un réseau de transport de communications électroniques, y compris des stations d’atterrissage de câbles sous-marins et téléports vers les réseaux à satellites. Déjà dépositaire du monopole sur le fixe, Cameroon Telecommunications (Camtel) rentre donc dans le cercle des opérateurs de la téléphonie mobile au Cameroun. C’est un marché de plus de 19 millions d’abonnés. Avant l’entrée en scène de l’opérateur historique national, ce marché était partagé par des filiales de trois grandes multinationales. La Sud-africaine Mtn a près de 8 millions d’abonnés (2018) ; l’opérateur français Orange compte près de 7 millions d’abonnés (2018) et le Vietnamien Nexttel, près de 5 millions d’abonnés (2018).

Nouveaux défis

Le Dg Judith Yah Sunday n’a pas voilé son émotion pour ce moment « historique ». L’entreprise dont elle a la charge, devient acteur du développement de l’économie numérique au Cameroun. Toutes choses qui, selon elle, participent du vœu du chef de l’État de voir intégrer les professionnels du numérique dans le fonctionnement des services publics et dans notre économie. Judith YahSunday s’est engagée solennellement à respecter les obligations prescrites dans ces titres. Pour Louis-Paul Motaze, ces titres constituent justement un « nouveau relai de croissance ». Il affirme que Camtel doit participer à la création des richesses tout en exhortant l’entreprise à rentabiliser cette situation stratégique. Pour Minette Libom Li Likeng, ce repositionnement est une étape majeure. Elle va renforcer sa productivité. Elle prescrit par ailleurs la culture du résultat, de la performance ainsi que le respect du cahier de charges.

L’une des prescriptions est d’étendre la connectivité dans les zones rurales. Pour Minette Libom Li Likeng, cette étape devrait assurer un service de qualité et à des coûts abordables aux consommateurs. Alors que plusieurs pays africains ont opté pour des stratégies de privatisation des opérateurs historiques, au Cameroun, après un processus de liquidation et de réhabilitation infructueux de Camtel, indique-t-on au Minpostel, l’Etat camerounais a développé une stratégie visant à le repositionner sur le marché par le renforcement de sa productivité et de sa compétitivité. Créée par décret n° 98/198 du 8 septembre 1998, Camtel peut désormais opérer son réseau mobile déjà établi et rentabiliser l’investissement consenti.

Ahmed MBALA

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