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Politique

Cameroun – Sorties publiques : Akere Muna, le serial gaffeur

Ces derniers temps, l’ancien bâtonnier et candidat à la présidence de la République multiplie des tweets qui se révèlent désastreux pour un acteur politique de sa trempe.

Jusqu’à la veille de la présidentielle du 7 octobre 2018, parmi les candidats de l’opposition il présentait l’un des meilleurs profils. Avocat réputé au carnet d’adresses bien fourni, Akere T. Muna avait une stature véritablement présidentiable. Jusqu’à cette maladresse historique. Ce n’est qu’à la veille du scrutin qu’il décide de se retirer de la course pour s’aligner derrière Maurice Kamto. Qu’il n’aura pas vraiment aidé, notamment parce qu’il était quasiment impossible d’informer tous ses électeurs et de retirer ses bulletins de vote.

Ce n’est pas la première d’une série de bourdes impardonnables facilitées par Twitter devenu le réseau social de prédilection des décideurs du monde. La dernière gaffe d’Akere T. Muna en date est ce tweet du 20 mai sur une prétendue fusillade d’un nouveauné. « Tirer sur un bébé de quatre mois a-t-il un sens ? Il y a quelques heures aujourd’hui, le 20 mai Muyuka a vécu ça. Voilà qui nous sommes, un pays où certaines vies n’ont pas d’importance. Un bébé est condamné à la peine capitale pour une vie non encore vécue. Tout simplement barbare ! » Le problème, ce n’est pas le déni d’un tel drame. Mais l’absence de recul nécessaire permettant de mieux cerner les tenants et les aboutissants d’un accident, d’un acte commis de sang froid ou même d’une manipulation vite devenue virale sur la Toile. Et pour une personnalité de sa trempe, c’est un problème sérieux dans la mesure où d’aucuns prennent cette sortie pour argent comptant.

Quelques semaines plus tôt, une autre de ses sorties sur Twitter a provoqué une vive polémique. Samedi 27 avril dernier, Ni John Fru Ndi est retenu pendant des heures par des ravisseurs. « Le président national du SDF était à la tête d’un cortège qui accompagnait la dépouille du député Joseph Banadzem, président du groupe parlementaire SDF à l’Assemblée nationale, à sa dernière demeure », précise un communiqué du parti. A 16h18, Akere T. Muna tweete : « Le chairman libéré. Dieu merci. » Près de deux heures plus tard, il est démenti par Jean Robert Wafo. « Le président national du SDF Ni John Fru Ndi n’a pas été relaxé. Le tweet du bâtonnier Akere Muna est un fake au moment où il a été rendu public », écrit le membre du Shadow Cabinet qui confirmera la libération à 18h34. Pour autant la polémique ne s’estompe pas. Dans un communiqué publié le lendemain, le SDF ne cache pas sa surprise « de voir certaines officines hideuses annoncer bien plus tôt sa libération alors que le chairman et ses collaborateurs étaient encore en captivité et les négociations en cours ». Face à cette salve, Akere T. Muna a opté pour le silence.

A la veille de la présidentielle du 7 octobre 2018, Akere T. Muna s’est rendu au siège des Nations unies pour solliciter l’envoi d’une commission d’enquête internationale au Cameroun. Pour appuyer sa démarche, il arguait de multiples violations des droits de l’homme par l’armée déployée dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Une telle action se justifie d’autant plus que, d’après lui, des crimes contre l’humanité avaient déjà été commis et un génocide était en passe de se produire.

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