Cameroun : Scandale diplomatique, une étudiante tchadienne arrêtée pour ses opinions politiques !

Oualoumi Daîpah

Une affaire qui ébranle les fondements de la liberté d’expression. Oualoumi Daîpah, étudiante tchadienne en Master de Droit à Yaoundé et militante panafricaniste, a été arrêtée ce matin par la police camerounaise sur ordre de l’ambassade du Tchad. Son crime ? Avoir osé dénoncer sur les réseaux sociaux la mauvaise gouvernance et l’ingérence française dans son pays. Une arrestation politique qui suscite l’indignation, comme le révèle en exclusivité 237online.com.

TikTok, tribune des opprimés et des contestataires

C’est sur TikTok, le réseau social prisé par la jeunesse africaine, qu’Oualoumi Daîpah a choisi de faire entendre sa voix. Dans des vidéos engagées, cette admiratrice de Nathalie Yamb, Franklin Nyamsi et Kemi Seba dénonce sans concession les travers du pouvoir tchadien et la mainmise de l’ancienne puissance coloniale sur son pays.

Un discours qui dérange, dans un Tchad en pleine campagne présidentielle. Car pour les autorités en place, hors de question de laisser une jeune femme courageuse influencer les esprits et appeler à voter contre Mahamat Idriss Deby, le fils de l’ancien dictateur propulsé à la tête de l’État.

Le spectre de la répression politique

Alors ce matin, le couperet est tombé. Sur ordre de l’ambassade du Tchad, la police camerounaise a procédé à l’arrestation d’Oualoumi Daîpah, sous le fallacieux prétexte de « trouble à l’ordre public ». Une accusation qui ne trompe personne, et qui cache mal la nature profondément politique de cette répression.

« C’est une atteinte scandaleuse à la liberté d’expression« , s’insurge un proche de l’étudiante. « Oualoumi n’a fait qu’user de son droit de citoyenne en exprimant ses opinions. Depuis quand est-ce un crime ?« , interroge-t-il, la voix chargée de colère et d’incompréhension.

Une étudiante brillante et engagée

Car au-delà de son engagement politique, Oualoumi Daîpah est avant tout une étudiante brillante et prometteuse. Inscrite en Master 1 de Droit des Affaires à Yaoundé, elle est aussi une écrivaine en devenir, portée par la volonté de changer les choses par la force des mots.

« C’est une jeune femme exceptionnelle, d’une intelligence rare et d’une droiture à toute épreuve », confie un de ses professeurs, sous couvert d’anonymat. « Son arrestation est une perte immense pour notre faculté, mais aussi pour tout le Tchad. C’est ce genre de jeunesse courageuse et intègre dont le pays a besoin », ajoute-t-il, ému.

Le Cameroun, complice d’une répression extraterritoriale ?

Mais cette affaire jette aussi une lumière crue sur le rôle trouble joué par le Cameroun. En acceptant de procéder à cette arrestation sur son sol, à la demande d’une puissance étrangère, Yaoundé se rend complice d’une répression politique extraterritoriale.

Une situation inacceptable, qui bafoue les principes fondamentaux du droit international et de la souveraineté des États. « Le Cameroun doit protéger tous les étudiants présents sur son territoire, quelle que soit leur nationalité ou leurs opinions« , rappelle un expert juridique. « En cédant aux pressions de N’Djamena, le pays ternit son image et renie ses valeurs », déplore-t-il.

La mobilisation s’organise pour libérer Oualoumi

Face à ce déni de justice, la mobilisation s’organise pour obtenir la libération immédiate d’Oualoumi Daîpah. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #FreeOualoumi est en passe de devenir viral, porté par une jeunesse africaine révoltée par cette atteinte à la liberté.

Des pétitions circulent, des rassemblements se préparent devant les ambassades du Tchad et du Cameroun. « Nous ne laisserons pas Oualoumi seule face à cette épreuve », promet un de ses camarades de faculté. « Sa lutte est notre lutte, sa voix est notre voix. Nous nous battrons jusqu’à ce qu’elle soit libre« , affirme-t-il, déterminé.

Pour une Afrique libre et démocratique

Car l’affaire Oualoumi Daîpah est bien plus qu’un simple fait divers. C’est un symbole, celui d’une Afrique qui aspire à la liberté et à la démocratie, mais qui se heurte encore trop souvent à l’arbitraire et à la répression. Un continent où la jeunesse, pourtant porteuse d’espoir et d’avenir, est muselée et persécutée dès qu’elle ose élever la voix.

Face à ces dérives, il est temps que les peuples africains se soulèvent. Que les citoyens, les intellectuels, les artistes unissent leurs forces pour défendre leurs droits et leurs libertés. L’arrestation d’Oualoumi doit être le déclic, l’étincelle qui mettra le feu aux poudres d’une révolution pacifique et démocratique.

« Oualoumi, c’est notre sœur, notre héroïne », lance un activiste panafricaniste. « En la faisant taire, c’est toute l’Afrique qu’on essaie de bâillonner. Mais nous ne nous tairons pas. Nous nous battrons, avec nos mots et nos idées, jusqu’à ce que notre continent soit enfin libre et digne », promet-il.

Le combat ne fait que commencer. Mais avec la détermination de sa jeunesse et le soutien des peuples épris de liberté, l’Afrique peut renverser les montagnes. L’affaire Oualoumi Daîpah en est le symbole éclatant. Et sa libération, que nous appelons de nos vœux, en sera la première victoire. La victoire de la liberté sur l’oppression, de la lumière sur l’obscurité. Une victoire pour Oualoumi, pour le Tchad, pour l’Afrique tout entière.

Article rédigé par Christine Foka pour 237online.com

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