Cameroun : Scandale à l’Université de Ngaoundéré, Fame Ndongo discrimine les jeunes enseignants !

Jacques Fame Ndongo

Le monde universitaire camerounais est en ébullition. Au cœur du scandale : une décision controversée du ministre de l’Enseignement Supérieur, Jacques Fame Ndongo. Ce dernier aurait décidé de priver les nouveaux enseignants de l’Université de Ngaoundéré de leurs primes pour le premier trimestre 2024, tout en les accordant à leurs homologues d’autres universités. Une situation explosive qui suscite l’indignation et pourrait bien embraser le campus.

Une discrimination choquante et injustifiable

Selon les informations recueillies par 237online.com, les enseignants lésés sont ceux recrutés dans le cadre du « remplacement numérique » en décembre 2023, en même temps que ceux issus du recrutement spécial ordonné par le président de la République. Tous ont pris leurs fonctions début janvier 2024 et attendent la finalisation de leurs contrats.

Mais alors que leurs collègues des universités d’Ebolowa et de Bertoua, entre autres, touchent déjà leurs primes sur simple signature d’un engagement auprès de l’agent comptable du MINESUP, ceux de Ngaoundéré se voient opposer une fin de non-recevoir. Motif invoqué ? Ils devront attendre… 2025 !

Vivre et travailler sans salaire pendant plus d’un an ?

Cette décision aberrante plonge les jeunes enseignants concernés dans une situation impossible. Fame Ndongo leur demande ni plus ni moins de vivre, d’enseigner et de faire de la recherche sans le moindre revenu de 2023, année de leur recrutement, jusqu’en avril 2025. Soit plus d’un an sans salaire !

Un véritable scandale qui soulève de nombreuses questions. Comment ces jeunes, souvent déjà précarisés, peuvent-ils subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles pendant cette période ? Comment peuvent-ils payer leur loyer, se nourrir, se soigner, tout en assumant leurs charges d’enseignement et de recherche ?

Le spectre d’une fronde anti-régime sur le campus

Au-delà du drame humain, cette décision risque bien d’avoir de lourdes conséquences politiques. Comme le soulignent de nombreux observateurs, ce traitement discriminatoire pourrait nourrir un sentiment de révolte chez les jeunes enseignants et, par extension, chez les étudiants.

Dans un contexte déjà tendu, où la moindre étincelle peut mettre le feu aux poudres, la gestion maladroite de Fame Ndongo pourrait bien être le détonateur d’une fronde anti-régime sur le campus de Ngaoundéré. Un risque que les autorités semblent prendre à la légère, au mépris de la cohésion sociale et de la stabilité du milieu universitaire.

Fame Ndongo doit rectifier le tir, et vite !

Face à cette situation explosive, une réaction rapide et ferme du ministre de l’Enseignement Supérieur est attendue. Fame Ndongo doit impérativement rectifier le tir et rétablir l’équité de traitement entre tous les jeunes enseignants, quelle que soit leur université d’affectation.

C’est une question de justice sociale, mais aussi de sagesse politique. En ignorant les légitimes revendications de ces enseignants, le ministre joue avec le feu et risque de précipiter l’université de Ngaoundéré, et peut-être tout le système universitaire, dans une spirale de protestations aux conséquences imprévisibles.

Il en va de la responsabilité de l’État, garant du bon fonctionnement et de la sérénité du monde académique. Il en va aussi de l’avenir de ces jeunes enseignants pleins de promesses, qui ne demandent qu’à servir leur pays avec dévouement et compétence.

Monsieur le ministre Fame Ndongo, il est encore temps d’écouter la voix de la raison et de réparer cette injustice criante. Les jeunes enseignants de Ngaoundéré, et à travers eux toute la communauté universitaire, vous regardent. Faites le choix de l’apaisement et de l’équité, avant que la situation ne devienne incontrôlable. L’avenir de notre université, et peut-être celui du Cameroun, en dépend.

Par Christelle Bitanga pour 237online.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *