Cameroun : Scandale à la Fondation Chantal Biya, 8 mois sans salaire

Fondation Chantal Biya

C’est un véritable cri de détresse qui nous est parvenu à la rédaction de 237online.com. Le personnel soignant de la Fondation Chantal Biya, à bout de souffle, se confie anonymement sur une situation intenable : voilà 8 mois qu’ils n’ont pas perçu leur salaire. Une situation qui met en péril la santé et la vie même des petits patients.

Quand le désespoir pousse à la négligence

Imaginez ces infirmières, ces aides-soignantes, qui chaque jour prennent soin de nos enfants malades. Imaginez leur dévouement, leur abnégation au quotidien. Et maintenant, imaginez leur désarroi quand, depuis 8 longs mois, aucun salaire ne vient récompenser leurs efforts. C’est le cauchemar que vit le personnel de la Fondation Chantal Biya, pourtant vitrine de la santé pédiatrique au Cameroun. Privé de revenus, ce personnel craque, sombre dans la négligence, mettant en danger la vie de ces petits êtres déjà fragilisés par la maladie.

Des parents obligés de supplier pour des soins

Le témoignage qui nous est parvenu glace le sang. Cette maman, au chevet de son bébé malade depuis deux semaines, a vu l’impensable. Pour obtenir des soins, des médicaments, elle doit supplier le personnel, « les motiver » financièrement. Certaines infirmières vont jusqu’à vendre elles-mêmes des médicaments, court-circuitant la pharmacie. Une situation aberrante qui met en lumière un système de santé à la dérive, où les soignants sont poussés à la corruption pour survivre.

Quand l’absence de salaire tue

Mais le plus terrifiant, ce sont ces mots lourds de sens : « il y a des cas de décès ici qui sont liés à la négligence des infirmières ». Car oui, quand le personnel soignant est à bout, quand il ne peut plus faire face à ses propres besoins vitaux, c’est la santé des patients qui en pâtit. Et dans un service pédiatrique, où la vie ne tient parfois qu’à un fil, chaque minute d’inattention peut être fatale. L’absence de salaire ne tue pas seulement la motivation, elle tue aussi, indirectement, nos enfants.

Un silence coupable des autorités

Face à cette situation dramatique, une question brûle les lèvres : que font les autorités ? Comment la Fondation Chantal Biya, fleuron de notre système de santé, peut-elle laisser son personnel dans un tel dénuement ? 8 mois sans salaire, c’est une éternité quand on a des bouches à nourrir, un loyer à payer. C’est une négation pure et simple de la dignité de ces héros du quotidien qui se battent pour sauver nos enfants. Le silence des responsables, face à cette détresse, est assourdissant.

Il est temps d’agir !

Cette situation ne peut plus durer. Il en va de la survie de notre système de santé, de la vie de nos enfants. Nous appelons solennellement les autorités compétentes, la direction de la Fondation Chantal Biya, à prendre leurs responsabilités. Payer les salaires de ce personnel dévoué est une urgence absolue. Car sans eux, sans leur engagement au quotidien, c’est toute la chaîne de soins qui s’effondre.

Et cet appel, nous l’étendons à toute la société civile, à tous les Camerounais. Cette Fondation est la nôtre, elle est le reflet de notre engagement envers les plus vulnérables. Nous ne pouvons rester sourds à la détresse de ceux qui s’y dévouent corps et âme.

C’est une question de dignité, de responsabilité collective. C’est une question de vie ou de mort pour nos enfants. L’heure n’est plus aux atermoiements, mais à l’action. Le Cameroun doit se lever, comme un seul homme, pour exiger le paiement immédiat des salaires du personnel de la Fondation Chantal Biya.

Et à vous, personnel soignant de la Fondation Chantal Biya, nous voulons dire notre soutien, notre admiration, notre reconnaissance. Votre dévouement force le respect. Votre combat est le nôtre. Ensemble, nous obtiendrons justice. Ensemble, nous redonnerons à la Fondation Chantal Biya ses lettres de noblesse, pour le bien de nos enfants, pour l’honneur du Cameroun.

Par Rodrigue Fankam pour 237online.com

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