Cameroun : La douleur insoutenable d’Eto’o face à la perte de son père

Samuel Eto'o

C’est une image qui glace le sang et serre le cœur. Samuel Eto’o, l’icône du football camerounais, s’est effondré en larmes devant ses proches lors des funérailles de son père. Une scène poignante qui témoigne de l’immense douleur qui étreint l’ancien capitaine des Lions Indomptables en ces heures sombres.

Un chagrin trop longtemps contenu

Pendant de longues minutes, Samuel Eto’o a tenté de faire bonne figure, de contenir ce chagrin qui le submergeait. Mais la douleur était trop forte, trop vive. Devant l’assemblée réunie pour rendre un dernier hommage à son père, celui qui a tout donné pour lui, le légendaire numéro 9 a craqué. Les larmes qu’il retenait depuis trop longtemps ont finalement coulé, torrent incontrôlable de souffrance et de tristesse.

Le vide abyssal de la perte d’un parent

Car perdre un parent, c’est voir s’ouvrir en soi un gouffre béant. Un vide que rien ne semble pouvoir combler. Et quand ce parent est celui qui a été notre roc, notre soutien indéfectible, notre modèle, la douleur n’en est que plus vive. C’est ce sentiment d’abandon, d’arrachement, qui semble avoir terrassé Samuel Eto’o en ce jour funeste. Lui, le guerrier des stades, le lion indomptable, s’est retrouvé soudain vulnérable, petit garçon orphelin noyé sous le chagrin.

Le Cameroun pleure avec son héros

Face à cette détresse indicible, c’est tout un pays qui se sent orphelin. Car Samuel Eto’o n’est pas seulement une star du football. Il est le fils prodigue du Cameroun, celui qui a porté si haut les couleurs de la nation, qui a fait vibrer tout un peuple au rythme de ses exploits. Le voir ainsi terrassé par le chagrin, c’est voir vaciller un pan entier de notre fierté nationale. Aujourd’hui, les Lions Indomptables pleurent avec leur ancien capitaine. Le Cameroun tout entier pleure avec son héros meurtri.

La douleur, épreuve universelle

Mais au-delà de la figure publique, c’est à l’homme que va notre compassion en cet instant. Car la perte d’un parent est une épreuve universelle, qui nous renvoie tous à notre propre humanité, à notre propre finitude. Qui ne s’est pas retrouvé, un jour, à pleurer toutes les larmes de son corps devant le cercueil d’un être aimé ? Qui n’a pas senti ce vertige existentiel, cette sensation de vide abyssal que laisse le départ d’un parent ? En cela, la douleur de Samuel Eto’o est aussi la nôtre. Elle est le reflet de notre condition humaine, de notre vulnérabilité face aux tourments de l’existence.

Le début d’un long chemin de deuil

Pour Samuel Eto’o, le chemin sera long. Le deuil est un processus sinueux, fait de hauts et de bas, de moments d’apaisement et de rechutes dans la tristesse. Il faudra du temps pour apprivoiser cette absence, pour réapprendre à vivre avec ce manque. Mais l’ancien lion peut compter sur le soutien indéfectible de tout un peuple. Le Cameroun est là, pleurant avec lui, priant avec lui, l’accompagnant pas à pas sur cette route semée d’épines.

Alors oui, pleure Samuel. Pleure sans honte, sans retenue. Laisse couler ce chagrin qui te submerge, vague après vague. Car tes larmes sont le plus bel hommage que tu puisses rendre à ce père qui t’a tant donné. Elles disent l’amour et la reconnaissance, elles disent la force des liens qui vous unissaient par-delà la mort.

Et sache qu’en cet instant de douleur extrême, tout un pays se tient à tes côtés. Tout un peuple partage ta peine et puise dans ton courage une leçon de résilience. Car ta force, celle qui t’a fait roi des stades, est aussi celle qui te permettra de surmonter cette épreuve.

C’est ce que nous te souhaitons, nous tes millions de supporteurs, tes frères et sœurs du Cameroun. Puisses-tu trouver la paix et la sérénité au bout de ce long chemin de deuil.

Toutes nos condoléances, Samuel. Toutes nos prières t’accompagnent en cette heure sombre.

Repose en paix, papa David Eto’o. Ton fils est devenu le héros que tu as toujours rêvé qu’il soit. Et aujourd’hui, c’est tout un pays qui pleure avec lui, rendant hommage à l’homme exceptionnel que tu as été.

Par Ulrich Mbarga Atangana pour 237online.com

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