Cameroun – Santé : Croisade contre la malnutrition

Malnutrition

Dans le souci de réduire ce mal qui continue de compromettre l’avenir des enfants, les experts de la santé sont réunis pour évaluer les stratégies mises en place pour réduire la mortalité infantile et maternelle.

Selon Dr. Fannne Mahamat, directeur de la promotion de la santé au ministère de la Santé publique, les études effectuées au cours de la décennie 2000-2010 sur l’ensemble du territoire camerounais montrent que la carence en vitamine A touche 38,8 % des enfants en âge préscolaire. Environ 6 % de femmes enceintes souffrent de cécité crépusculaire. Cette carence attaque le système immunitaire et fragilise la résistance du corps humain.

Cette situation favorise la multiplication des maladies, le retard de croissance, et a un impact sur la santé et la survie des femmes et des enfants. L’on note également les conséquences sur l’éducation des jeunes enfants. On recense 71 décès pour 100 naissances vivantes en 2019 au Cameroun. Une prévalence de la malnutrition aigüe globale de 4%, avec seulement 40% des nourrissons allaités exclusivement au sein. Dans le but de contribuer à la réduction de la mortalité infanto-maternelle, le gouvernement a organisé du 26 au 29 novembre 2021 grâce à un appui financier de l’Ong Helen Keller international une semaine d’actions de santé et de nutrition infantile et maternelle (Sasnim 2021). L’objectif de cette campagne était la supplémentation en vitamine A des enfants de 6-à 59 mois et le déparasitage des enfants de 12 à 59 mois au Cameroun. La semaine d’actions de santé et de nutrition infantile et maternelle (Sasnim 2021), est une activité qui regroupe un paquet d’interventions visant essentiellement les enfants et les femmes. Lors de cette semaine, plusieurs activités ont été mises à la disposition des populations telles que le déparasitage des enfants, la supplémentation en vitamine A et l’administration des traitements contre le paludisme et la distribution des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action aux populations.

Dans le cadre de cette Sasnim 2021, une stratégie recommandée par L’Oms et l’Unicef, les données ont été collectées par les multiples programmes des ministères de la Santé publique chargée de la mise en œuvre. Une réunion de validation nationale des données de la campagne de la semaine d’action de santé et de nutrition infantile et maternelle se tient depuis ce 5 janvier 2022 à Mbankomo. Cette concertation qui s’achève ce 6 janvier vise à harmoniser les cibles et consolider les données finales de la campagne effectuée du 26 au 29 novembre 2021. Il est également question de mettre à jour toutes les cibles (0-6 mois, 6-11 mois, 12-23 mois et 24- 59 mois) validées par le ministère de la Santé publique et applicables à tous les niveaux du système de santé. Cette réunion permet aussi aux principaux intervenants du programme d’analyser les difficultés rencontrées lors de la première campagne afin de tracer une feuille de route pour l’année 2022. Pour le prochain programme, il sera question d’atteindre 90% de la cible en terme d’implémentation en vitamine A, du déparasitage et la distribution des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action. La mobilisation des fonds reste le premier défi pour atteindre cet objectif.

L’ouverture de la réunion de validation des données a été présidée hier par Dr. Fannne Mahamat, directeur de la Promotion de la Santé, Dr. Ebongo Zacheus Nanje, directeur de la Santé familiale au ministère de la Santé publique et Michel Hendji Yoya, directeur national adjoint de l’Ong Helen Keller international. Les autres participants étaient constitués des responsables du Programme élargi de vaccination (Pev), du programme national de la lutte contre le paludisme etc.

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