Cameroun – Santé : Coalition contre les décès des prématurés

Un Hôpital à Bafoussam

Gynécologues, pédiatres et sages-femmes s ́associent pour une meilleure prise en charge à l ́occasion des premières journées scientifiques de la société de médecine périnatale.

Les premières journées scientifiques de la société Camerounaise de médecine périnatale, en partenariat avec le Centre hospitalier d ́Essos, se sont tenues hier à Yaoundé. Le thème, « Actualité sur la grande prématurité », était l ́occasion pour les acteurs de faire une barrière contre les décès des bébés prématurés.

Gynécologues, pédiatres et sages-femmes ont décidé de s ́unir afin de trouver les solutions globales pour une meilleure prise en charge. « Tous les enfants doivent naître dans les meilleures conditions et bénéficié d ́un meilleur suivi. Il est question pour nous de se mettre ensemble, réfléchir pour voir comment faire pour sauver la vie des enfants, surtout celle des prématurés », souligne le Pr Anne Esther Njom Nlend. Selon les organisateurs, gynécologues et pédiatres gagneraient à s ́associer.

« Nous avons décidé de faire l ́état des lieux, les moyens mis à notre disposition pour la prise en charge et de voir ce qui est recommandé, pour sauver la vie des enfants », indique le Dr véronique Mboua Batoum. Chaque année, quelque 15 millions de bébés naissent prématurément (avant 37
semaines révolues de gestation). Ce nombre est en augmentation. À l’origine de près d’un million de décès par an en 2015, les complications des naissances prématurées sont la cause principale de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. Les trois quarts pourraient être évités grâce à des interventions courantes, à la fois efficaces et peu onéreuses, même sans recourir aux soins intensifs. Sur 184 pays, le taux des naissances prématurées varie entre 5% et 18% des bébés nés.

On considère comme prématuré, un bébé né vivant avant 37 semaines d’aménorrhée. Cette notion recouvre 3 sous-catégories: la prématurité extrême (moins de 28 semaines); la grande prématurité (entre la 28e et la 32e semaine);
la prématurité moyenne, voire tardive (entre la 32e et la 37e semaine). Le déclenchement du travail ou l’accouchement par césarienne ne devrait pas
être prévu avant 39 semaines achevées sauf indications médicales.
Plus des trois quarts des bébés prématurés peuvent être sauvés, si on leur prodigue des soins efficaces et peu onéreux, par exemple des injections de
stéroïdes anténatales, la «méthode kangourou», et des antibiotiques pour combattre les infections du nouveau-né. Par exemple, on a montré que la
continuité des soins obstétricaux là où il existe des services obstétricaux efficaces, diminue la prématurité d’environ 24%.
La prévention des décès et des complications dus aux naissances prématurées commencent par une grossesse en bonne santé. Des soins de qualité avant, entre et pendant les grossesses garantissent à toutes les femmes une expérience positive de la grossesse.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *