Cameroun : Samuel ETO’O dans l’étau des hautes Instructions

Paul BIYA

« Je sais l’importance que vous accordez au football. L’Etat, dans le contexte difficile qui est le nôtre, consent de lourds sacrifices financiers à cet égard. Il est donc en droit d’exiger une meilleure organisation et de meilleurs résultats. Nous allons y veiller. Le Gouvernement et tout particulièrement le Ministère en charge des sports ont reçu des instructions claires sur le sujet. »

Ainsi, s’exprimait Paul BIYA lors de son traditionnel discours à la jeunesse le 10 février 2024. Avec un ton grave et un visage fermé. Jamais, mais alors au grand jamais, on avait vu Paul Biya, un homme pourtant imperturbable devant toute situation, être autant embarrassé face à l’état de pourrissement de notre équipe fanion.

De manière claire et limpide comme de l’eau de roche, le président de la République mettait en mission de reconquête de notre équipe nationale de football, le ministre des sports.
Et lui demandait en même temps, de prendre toutes ses responsabilités, afin de reconquérir l’image de marque du grand label Lions indomptables.

Lorsque le chef de l’État en personne vous confie une telle mission urgente, il n’est plus temps de tergiverser et il ne faut pas s’encombrer de longues discussions sur les textes de loi, mais agir de manière décisive pour redresser la situation. Le ministre a reçu mandat clair du président et doit agir en conséquence, en évitant de se perdre dans les méandres des procédures légales. En situation d’urgence, des mesures exceptionnelles s’imposent.

Notre équipe nationale traverse l’une des crises les plus graves de son histoire. Jamais elle n’avait été autant tournée en dérision à l’échelle mondial, allant jusqu’à être l’objet de moqueries des plateaux de télévision et suscitant de la pitié. La politique de l’autruche de la Fécafoot ne fera que retarder les instructions importantes de Paul BIYA pour sortir de la crise, ce qui nuira gravement à son image.

Il est imperieux pour ETO’O de laisser le ministre des Sports assumer ses responsabilités, tout comme le même ministre l’avait fait quand Eto’o fils avait pris l’initiative de licencier Antonio CONCEICAO sans le consulter. Le président de la Fécafoot doit faire preuve de fair-play et reconnaître que toute opposition contre le ministre des Sports est vouée à l’échec. Si ETO’O est sage, il doit tout simplement prendre acte de la nomination d’un nouveau staff à la tête des lions indomptables et écarter les mauvais conseillers qui pensent l’aimer plus que lui-même. Et comme on le dit si bien… Qui crache en l’air le reçoit sur son visage.

Riphin Ngoppe

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