Société

Cameroun: Roméo Dika convoqué par le CNC pour avoir refusé de « baisser la culotte »

Le Conseil National de la Communication (CNC) que dirige Peter Essoka vient de convoquer le promoteur de Directeur Général de la ‘’Radio des Artiste’’ Roméo Dika, ainsi que le présentateur de l’émission ‘’la cours des grand’’ Bernard Dieudonné Atangana, à comparaître devant ladite institution pour répondre des faits qui leurs sont reprochés. On note en passant que contrairement à une tradition qui veut qu’il y ait une plainte déposée par un tiers, il y a eu dans le cas d’espèce, une auto saisine du Conseil National de la Communication.

En effet, le CNC accuse Roméo Dika d’avoir, dans l’émission radiophonique ‘’La Cours des Grand présentée par Dieudonné Bernard Atangana, tenu des propos malveillants et désobligeant à l’endroit du Chef de l’Etat, des membres du gouvernement et du RDPC, le parti au pouvoir. « Je ne suis pas un homosexuel ; Monsieur Paul Biya ne mérite pas de diriger le Cameroun ; si certaines personnes n’occupaient pas des postes de responsabilité, je les aurais traitées de minable ; le RDPC est un parti de tueur… » Voilà en quelque sorte les propos qui accablent l’artiste.

Roméo Dika qui ne nie pas entièrement ces propos, évoque pour se justifier le fait qu’on lui avait demandé de « baisser la culotte » pour entrer en procession des 90 millions qu’il réclame au comité central du RDPC depuis l’élection présidentielle de 2004. D’autre part, il fait savoir que plusieurs artistes, des ayants-droit des 90 millions, sont morts dans l’indigence, d’où le fait d’avoir taxé le RDPC de « parti tueur ». 

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Pour avoir quitté les rangs du RDPC, Roméo Dika dit qu’il est voué aujourd’hui aux gémonies, il est traduit au Conseil National de la Communication, sa radio est menacée de fermeture, alors qu’ailleurs une émission a été organisé pour le lyncher, avec des propos offensants et insinuants sans preuve, mais qui n’a pas eu la même saisine, de la part du CNC. Toute chose qui donne l’impression que selon qu’on se situe du bon côté, on a le droit d’insulter, de dénigrer et de dire impunément n’importe quoi.

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