Politique

Cameroun – Prise d’otage : Paul Biya annonce une riposte dans l’Adamaoua

Il a instruit les autorités administratives et militaires de la région d’intensifier la lutte contre ce fléau. C’était vendredi 18 janvier 2019, lors de la cérémonie de triomphe de la 36ème promotion des jeunes officiers de l’Emia.

Le président de la République Paul Biya répond finalement aux cris de détresse de la population de l’Adamaoua en proie aux prises d’otages. Paul Biya dans son discours lors de la cérémonie de triomphe de la 36ème promotion des jeunes officiers de l’Ecole militaire interarmées (Emia) a reconnu la situation que vivent les populations de la région château d’eau du Cameroun. « La situation à notre frontière orientale, notamment dans la région de l’Adamaoua, sollicite également notre attention. Nos populations et tout particulièrement les éleveurs, y sont victimes de groupes criminels spécialisés dans les enlèvements, avec demande de rançons » a déclaré Paul Biya, le président de la République.

Selon lui des instructions fermes ont été données aux forces de défenses et de sécurité pour mettre fin aux agissements des preneurs d’otages. Paul Biya annonce le déploiement d’importants moyens humains et matériels des forces de défenses pour venir à bout de ces hors la loi qui terrorisent non seulement les éleveurs de la région mais également les agriculteurs de cette partie du Cameroun. Les élites de l’Adamaoua parmi lesquelles se trouvent Ahmadou Tidjani, le membre du Conseil Constitutionnel, et du général Housseini Djibo, d’Abbo Aboubakar, le maire de Belel, du colonel à la retraite Bobbo se sont réunies le dimanche 13 janvier dernier à Yaoundé, pour dénoncer ce fléau, qui perturbe dans la région.

« Nos frères vivent dans la terreur. Nous voulons que le président de la République se penche sur la situation d’insécurité qui prend des proportions inquiétantes », affirmait le 13 janvier dernier une élite. Dans la région de l’Adamaoua, les prises d’otage sont de plus en plus enregistrées dans les
départements du Faro et Déo, du Mbéré, du Djerem et de la Vina. Les élites de l’Adamaoua dénoncent également le laxisme de certaines autorités
administratives de la région, qui, dans leurs rapports et bulletins de renseignements quotidiens minimisent la situation qui prévaut dans la région.
Certaines populations rencontrées dans la région souhaitent le départ de Kildadi Takiegué Boukar, le gouverneur de l’Adamaoua ainsi que des chefs
militaires déployés dans la région de l’Adamaoua. Ces autorités selon des populations pensent seraient de connivence avec les preneurs d’otage.

Le 15 janvier 2019 c’est chez le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji que le collectif des élites est allé. Ils ont fait un briefing de la situation au ministre de l’Administration territoriale. Sur terrain, la situation s’enlise. Trois autres personnes viennent d’être enlevées dans l’arrondissement de Belel. Une vielle dame âgée d’environs 80 ans a été kidnappée dans les environs de Meiganga. Les ravisseurs du chef du village de Yokotondou maintiennent toujours la pression sur la famille de ce dernier. Selon les proches de la victime, les bourreaux exigent le paiement d’une importante somme d’argent, en guise de rançon.

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Adolarc Lamissia
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