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Source : MINSANTE Cameroun -
Mise à jour : 26 mai 2020
Economie

Cameroun – péages automatiques: Le Mintp confond l’un des soumissionnaires

Reçu en audience ce 16 2020 par mars Nganou Emmanuel Djoumessi, ce dernier a avoué s’être trompé sur les procédures.

Mettant ainsi un terme à la polémique née de l’incident qu’il a créé il y a quelques jours au ministère des Travaux publics. Dernier rebondissement dans ce qu’on qualifiera de l’affaire dite des postes de péages automatiques. Après le report de la signature du contrat de Partenariat public-privé entre le ministère des Travaux publics et le groupement adjudicataire du marché (financement, conception, construction, équipement, exploitation et maintenance de 14 postes de péages automatiques), c’est à un autre épisode que se sont livrés les différents acteurs impliqués dans cette affaire. Le ministre des Travaux publics, l’un des protagonistes du feuilleton a reçu en audience l’un des soumissionnaires dudit marché. Lequel s’était fendu en déclarations arguant qu’il a été floué par les autorités en charge de la conduite des dossiers de candidatures. Au point où il a perturbé la cérémonie de signature avortée du contrat le 11 mars dernier avec le groupement adjudicataire.

Dans le souci d’apaiser ce climat d’animosité et surtout d’éclairer de manière pédagogique le soumissionnaire plaintif, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi a reçu en audience ce 16 mars 2020 Léon Amala Brooks accompagné de son collège d’avocats. D’entrée de
jeu, le Mintp a souligné à l’endroit de l’intéressé que cet incident causé est « passible de poursuite judiciaire ». Mais a souhaité que cette option ne soit envisagée et a privilégié le dialogue. C’est ainsi que parole a été donnée au Directeur général des Études techniques qui a précisé le contexte d’analyse des dossiers. Un cadre qui a rassemblé les experts des services du
Premier ministère et le Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat (Carpa). Il en est ressorti, avec en appui les explications du Directeur des affaires générales que la prestation a été changée « en raison du coût du projet et des besoins en financement. Nous sommes passés d’une procédure d’appel d’offres à un projet en Partenariat public-privé ». Le Dag qui a aussi précisé que les procédures ont été conduites de « manière transparentes et que l’offre du requérant était la plus élevée en termes d’exploitation, uniquement pour le fait qu’il est camerounais ».

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Coût de rentabilité élevé Selon un responsable du Mintp, ce qui a fait peser la balance, c’est le coût d’exploitation. « Les rounds de discussion qu’il y a eus entre les membres de la commission et les soumissionnaires avaient pour but de parvenir à un ratio raisonnable qui permettait à notre pays de disposer des infrastructures modernes et à un coût raisonnable. Le coût d’exploitation du soumissionnaire s’élevait à 35 milliardsFcaf à l’exploitation », indique notre source.S’agissant de l’autre grief émis par le soumissionnaire vindicatif, il faut préciser que c’est le groupement Egis Cameroun/Egis International qui a réalisé les études, et non Egis projects qui s’est allié avec Razel-Bec et dont le groupement a gagné le marché. En définitive, le groupement adjudicataire a été sélectionné en raison de l’équilibre entre l’offre technique et le taux d’exploitation des péages. L’offre du soumissionnaire déçu était de loin supérieure aux offres concurrentes. On parle d’un montant de 38 milliards Fcfa de bénéfice à l’exploitation qui s’est avéré « très cher payé ». Exactement 11 milliards de différence avec l’offre des concurrents.

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L’avocat du soumissionnaire au cours de cette audience a précisé qu’en dehors de l’élément coût de rentabilité élevé de son client, « il présente les excuses de son client et estime que les multiples branches d’Egis n’ont pas facilité la compréhension du processus ». Un autre avocat contestait plutôt la notion de groupement, renvoyant selon elle, à un groupement existant déjà. Or, il s’agit ici de l’association de deux soumissionnaires. Plusieurs échanges épistolaires ont eu lieu entre le soumissionnaire et la commission, allant dans le sens de cette clarification. Pour mémoire, le ministre des Travaux publics a la responsabilité de conduire le projet d’automatisation des quatorze postes de péages sur les axes Yaoundé-Douala-Limbe, Yaoundé-Bafoussam-Bamenda, Douala-Bafoussam et l’accès à l’aéroport de Nsimalen. Il s’agit notamment des postes de Mbankomo, Tiko, Mbanga, Manjo, Boumnyebel, Edéa, Nsimalen, Nkometou, Bafia, Bayangam, Foumbot, Bandja, Matazem et Dschang. Le groupement d’entreprises RazelBec/Société Egisprojects S.A a été adjudicataire de l’appel d’offres restreint relatif. On attend encore la signature du contrat entre l’Etat du Cameroun et le groupement.

Achille KAMGA

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