Politique

Cameroun – nouveau gouvernement : le PCRN à la croisée des chemins

Entrer ou ne pas entrer dans le nouveau Gouvernement ? tel est dilemme qui embarrasse Cabral Libii est ses militants.

Les élections qui, offrent l’opportunité aux populations de choisir leurs dirigeants, aussi bien à l’échelle nationale que locale, précèdent comme il est de coutume, la formation d’un nouveau Gouvernement. Généralement après celles-ci, les cartes sont rebattues et redistribuées en fonction de la nouvelle configuration politique issue des urnes. C’est dont tout naturellement, que les spéculations vont bon train, depuis le double scrutin dernier. Dans cet optique, la présence du PCRN qui a su tirer son épingle du jeu avec 5 députés et au moins 7 communes à son actif, est de facto pressenti dans le nouveau Gouvernement par les uns et les autres.

Cependant, c’est peut-être aller vite en besogne ou mettre la charrue avant le bœuf de le faire, dans la mesure ou l’on sait que faire partie d’un gouvernement répond exclusivement à la conjonction des deux critères ci-après : le bon vouloir du Chef de l’Etat qui jouit d’un pouvoir discrétionnaire, et l’acceptation du parti politique sollicité, deux conditions qui malheureusement ne vont pas de pair. En guise d’illustration on sait par exemple que, mainte fois sollicité, le SDF n’a jamais accepté faire partie du Gouvernement, jusqu’à ce jour.

Lire aussi
Cameroun: Cabral Libii, futur président de l'Assemblée nationale ?

Le Parti Cameroun pour la Réconciliation Nationale (PCRN), à la faveur du double scrutin dernier, est aujourd’hui devant « la porte du gouvernement ». Mais, il est confronté à un dilemme. Pendant que certain veulent à tout prix franchir cette porte, d’autres au sein du parti préfèrent rebrousser chemin. Pour eux, l’entrée au Gouvernement ferait perdre au parti sa légitimité et sa crédibilité populaire. C’est ainsi qu’un groupe de cadre, sans l’aval de leur leader Cabral Libii, a vite fait de déclarer le PCRN non partant dans la formation du nouveau gouvernement à venir. « Nous préférons rester mandataire du peuple que de bénéficier d’un décret qui va diluer notre crédibilité et notre légitimité », a déclaré Arnaud Manga, l’un de ces cadres du PCRN, lors d’un débat radiophonique. Vraisemblablement, ce problème après celui de l’investiture viendra encore jeter un pavée dans la marre, car Cabra Libii selon les sources bien introduites est plutôt favorable à l’entrée de son parti dans le nouveau gouvernement.

Lire aussi
Nord-Ouest/Sud-Ouest : Campagne électorale sous haute sécurité

Tags
Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer