Cameroun – Nomination: Le Mayo-Tsanaga tient son gouverneur

Kildadi Taguiéké est le premier ressortissant de ce département à occuper cette fonction.
C’est dans la liesse et la ferveur populaires que les fils et filles du département du Mayo-Tsanaga ont accueilli le décret présidentiel du 23 octobre 2015 portant nomination d’un de leur fils, Kildadi Taguieke Boukar au poste de gouverneur de la région de l’Adamaoua. “On ne peut être que réjoui de cette nomination parce que c’est la première fois qu’une élite de notre département est nommé gouverneur. On n’a jamais eu ce poste avant. C’est donc un plus pour notre unité administrative”, commente Wandala Samuel, une élite du département.
Tandis que d’autres pensent que c’est le fruit de la récompense du président national du Rdpc aux nombreuses voix électorales qu’engrange le parti dans ce département à la démographie avérée. “Dans ce qu’il convient d’appeler le partage du gâteau national, le département était l’un des trois de la région de l’Extrême-Nord à n’avoir jamais goûté aux délices de ce fauteuil. C’est un plus pour ce vaste département et bastion incontesté du Rdpc. C’est un argument de plus auprès de nos militants et des populations en général”, a confié un maire d’une commune du département.
Kildadi Kaguiéké Boukar, administrateur civil principal, a occupé  tour à tour les fonctions de sous-préfet de Foumbot en 2006, sous-préfet de Ngaoundéré IIe, sous-préfet de Yaoundé IIe en janvier 2011, secrétaire général des services du gouverneur de la région du Sud en 2012, préfet du Mayo-Banyo septembre 2013. Dans le commandement, durant son passage à la tête de la sous-préfecture de Tsinga, on lui reconnait deux sorties musclées pour interdire de nombreuses manifestations susceptibles de troubler l’ordre public au plus fort d’une affaire dite du bébé volé de Vanessa Tchatchou. Pour les mêmes raisons, il avait opposé une fin de non recevoir en juin 2012 à la lettre de l’artiste Messi Ambroise annonçant la tenue d’une assemblée générale illégale de la Cameroon music corporation (Cmc) alors que la tension couvait entre cette dernière et la société camerounaise de l’art musical (Socam). Il a également évité de justesse une vive altercation entre les avocats au barreau du Cameroun prêts à en découdre pour évincer le bâtonnier d’alors, maitre Eta Bessong. En avril 2011, juste après sa prise de commandement dans la capitale camerounaise, il a interdit la vente des eaux présentant des risques pour la santé au plus fort d’une épidémie de choléra qui a également touché le Sud du pays.

Jacques Kaldaoussa

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