Cameroun : l’irrésistible envolée des sextoys, nouveaux objets du plaisir

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Vibrants, colorés et high-tech, les sextoys ont décidément le vent en poupe au Cameroun. Longtemps tabous, ces accessoires érotiques séduisent une clientèle grandissante en quête de sensations nouvelles, au sein des couples mais aussi chez les célibataires. Immersion dans ce business du plaisir Made in Cameroon.

La révolution du sexe est en marche au Cameroun. De Douala à Yaoundé en passant par Bafoussam, les sextoys envahissent progressivement le marché et s’immiscent sans complexes dans l’intimité des Camerounais. Godemichets, œufs vibrants ou menottes font désormais partie du quotidien érotique de nombreux adeptes.

Un plaisir assumé loin des regards

Si la pudeur reste de mise, de plus en plus de Camerounaises à l’instar de Flavienne assument leur appétit sexuel, comblé grâce aux gadgets coquins. « Je commande mes sextoys en ligne et je suis livrée au bureau. Au début j’étais un peu gênée mais maintenant c’est passé » confie cette chef d’entreprise.

Célibataire trop occupée par ses business pour s’embarrasser d’une relation, elle compte sur ses jouets intimes pour assouvir ses pulsions solitaires. « Quand mon corps réclame un désir sexuel la nuit, je me sers avec mes gadgets » explique-t-elle sans fard.

Des couples qui osent les pratiques inavouables

Mais la clientèle des sextoys est aussi et surtout composée de couples en quête de nouvelles sensations. A l’image de Serge qui n’hésite pas à en offrir à sa femme « pour qu’elle les utilise en [son] absence ». Une sexualité plus épanouie qui permet selon lui « d’éviter le pire », comprendre… l’infidélité.

Qu’on se le dise, bien des Camerounais n’hésitent donc plus à pimenter leur intimité grâce aux multiples possibilités offertes par ces objets du plaisir venus d’Asie.

Un business florissant au Cameroun

Résultat, le marché des sextoys connaît une croissance insolente dans les grandes villes camerounaises. À défaut de sextoys shops dédiés encore rares, de nombreux e-commerçants ont flairé la bonne affaire.

À l’instar de Francine qui inonde les réseaux sociaux de ses offres promotionnelles sur ses « gadgets coquins », elle aussi importés depuis la Chine. Un filon juteux à l’approche de la Saint-Valentin, période faste pour les ventes.

« J’ai tout vendu le même mois, pourtant un sextoy coûtait 50 000 Fcfa » se félicite ainsi Faustin, gérant d’une boutique de lingerie fine à Douala qui propose désormais également ce type d’articles.

Avec ses 28 milliards de dollars de revenus annuels, le marché mondial du sextoy devrait encore prendre son envol dans les années à venir. Une croissance insolente dont comptent bien profiter les petits malins du business du plaisir Made in Cameroon.

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