C’est un véritable séisme qui secoue la planète futsal africain. Alors que la phase finale de Coupe d’Afrique des Nations 2024 approche à grands pas, le Cameroun vient purement et simplement d’être exclu de la compétition par la CAF. Un coup de tonnerre qui prive la sélection camerounaise, double tenante du titre, d’un triplé historique et offre un ticket inespéré à la Mauritanie. Explications.
CAN 2024 : le Cameroun hors-jeu, la Mauritanie repêchée
L’annonce est tombée tel un couperet : « pour violation des règles et réglementations », le Cameroun est privé de CAN 2024 de futsal par la Confédération Africaine de Football. Comprendre : pour ne pas avoir fait appel à temps de la suspension de la sélection prononcée fin 2019 pour raisons obscures, les Lions Indomptables se voient définitivement exclus de la plus prestigieuse des compétitions continentales.
Une catastrophe pour les lions, qui visait ni plus ni moins que le triplé au Maroc après ses sacres en Afrique du Sud 2016 et 2018. La pilule est d’autant plus amère que c’est la Mauritanie, Petit Poucet continental, qui récupère la place laissée vacante. De quoi offrir à la 171è nation FIFA sa toute première qualification pour une phase finale de CAN, toutes catégories confondues.
Suspension initiale du Cameroun : un motif mystérieux
Pour bien comprendre ce séisme, il faut revenir quelques mois en arrière. En octobre 2019, à la surprise générale, la CAF décide de suspendre le Cameroun de toute compétition africaine de futsal pour une durée indéterminée.
Un coup de semonce aussi radical qu’inattendu, dont les raisons réelles n’ont jamais été dévoilées publiquement. S’agissait-il de problèmes administratifs ? D’arriérés de cotisations impayées ? D’un contentieux avec la Fédération camerounaise de football ? Le flou demeure. Toujours est-il que le Cameroun écope à l’époque de cette sanction lourde de conséquences…
Vers une procédure en appel avortée ?
Car selon la CAF, les dirigeants camerounais n’auraient tout simplement pas fait appel à temps de cette suspension provisoire pour obtenir son annulation ou allègement. Un manquement rédhibitoire synonyme d’exclusion automatique et définitive de la prochaine CAN prévue en 2024.
Une version officielle qui laisse néanmoins sceptique de l’autre côté du continent. Certains observateurs évoquent plutôt l’ombre de l’arbitraire et d’une décision « politique » prise dans les hautes sphères de l’instance panafricaine. Difficile dans ces conditions de tirer des conclusions définitives…
Quoiqu’il en soit, c’est un véritable séisme pour la planète futsal africain. Privé de son roi camerounais, le gratin continental n’en est que plus ouvert à quelques surprises lors du tournoi prévu en avril 2024 au Maroc. À moins que les Lions Indomptables ne rugissent à nouveau en coulisses pour faire rétablir une injustice ? Suspense…




