Economie

Cameroun: Les entreprises minières dissimulent les informations

Protection de l’environnement. L’accès à l’information concernant les mesures de protection de l’environnement est un chemin de croix pour les acteurs impliqués.

L’accès aux cahiers de charges des entreprises de la mine peu mécanisé et les plans de gestion environnementale et social (PGES) des projets miniers industriels sont des instruments qui contribuent de manière significative à l’amélioration, la transparence dans la gestion des ressources minières. Une meilleure appropriation de ces instruments par les acteurs pourrait permettre d’effectuer un suivi efficace des activités minières. Le résultat des enquêtes montrent qu’environ 96 % des personnes rencontrées ne connaissent pas les clauses de protection de l’environ contenues dans le cahier de charges des autorisations artisanales octroyées.

Les responsables des organisations de la société civile, les maires et les responsables des administrations locales connaissent en partie des mesures contenues dans les cahiers de charges. Ceci est la conséquence de la non publication des autorisations artisanales d’exploitation (AEA) attribuées. La quasi–totalité des autorités administratives, municipales et traditionnelles, des responsables de l’administration en charge de l’environnement et des mines au niveau local n’ont pas d’informations sur le nombre d’autorisations artisanales d’exploitation active, les détenteurs des AEA et les partenaires technico-financiers des détenteurs présents dans leurs circonscriptions administratives.
L’analyse de plusieurs autorisations artisanales d’exploitation attribuées montre qu’une ampliation est toujours faite aux préfets, sous -préfets et maires des circonscriptions administratives dans lesquelles sont délivrées les autorisations. Par ailleurs, la procédure d’attribution des AEA telle que décrite par les textes réglementaires implique le sous-préfet, les délégués départementaux et les chefs traditionnels dans la reconnaissance et la délimitation des superficies d’exploitation. Fort est donc de constater que ces derniers reçoivent rarement les copies des AEA attribuées.

Et la mine industrielle alors ?

Concernant la mine industrielle, la majorité des riverains confessent avoir été consultés pendant la réalisation des EIES des projets d’exploitation dans leurs localités. Les consultations ont été faites à travers les audiences publiques, les enquêtes et les réunions qui ont été organisées dans les communautés riveraines aux projets par les entreprises à l’instar de Camiron, C&K Mining. Malgré la consultation des populations riveraines aux projets miniers industriels, plusieurs organisations de la société civile, Maire et chef traditionnel ne connaissent pas les clauses environnementales et sociales contenues dans les PGES des projets. Les rapports des EIES qui devraient permettre aux acteurs de s’approprier du PGES ne sont pas disponibles au niveau local et régional. En somme des EIES distribués à quelques participants lors des audiences publiques ne fournissent pas suffisamment d’informations sur les mesures de protection de l’environnement. Seule l’entreprise Camiron avait publié son rapport environnemental annuel de l’année 2013 du projet d’exploitation de minerai de fer de Mbalam sur son site Web. Charles Mahop

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Charles Mahop
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