Cameroun : Les chorégraphes veulent un meilleur avenir

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A l’initiative du chorégraphe Camerounais Jérémie Laurent Deffo alias Germain Djel, ils se sont réunis le 24 août pour trouver Jérémie Laurent Deffo alias Germain Djel souhaite faire du 24 août, la journée internationale des chorégraphes.

Selon le site métier.org : « Le chorégraphe est celui qui conçoit et élabore des chorégraphies originales pour un ou plusieurs danseurs en vue d’une représentation sur scène (opéra, théâtre, ballet, pièce chorégraphique contemporaine, performances pluridisciplinaires), pour la télévision ou le cinéma ». Cette année, les acteurs de ce domaine se sont retrouvés à Yaoundé au Quartier Mozart pour discuter sur le thème : « Le chorégraphe face aux enjeux de développement de l’heure ».

Ayissi Leduc, Bien Abia Ether et Bikie Yves Herman, tous des chorégraphes y ont été conviés. « La chorégraphie est marginalisée et ses acteurs sont abandonnés à eux-mêmes. Nos droits ne sont pas pris en compte par les pouvoirs publics. Nous croupissons dans la misère et le dénuement total », affirme Jérémie Laurent Deffo allias Germain Djel.

Le chorégraphe de renommée internationale, Ayissi Leduc déplore également la situation qui prévaut dans leur domaine : « En Afrique et plus précisément au Cameroun, les chorégraphes sont restés longtemps en arrière-plan. On ne les voit pas, on ne parle pas d’eux. On les voit que sur les plateaux ou sur scène. Les chorégraphes ne sont pas connus du grand public. Ils sont en plus, les parents pauvres de l’activité artistique ». Or, pour le chorégraphe attitré, les chorégraphes jouent une partition importante dans la production des chorégraphies que nous visionnons au quotidien, lors des spectacles sur les réseaux et autres lieux de loisir.

Pour bon nombre d’entre eux, seule la passion les maintient. « Pour faire quelque chose, il faut l’aimer et en être passionné. J’aime ce que je fais. Malgré que je ne vive pas vraiment de cet art, je reste optimiste », déclare Yves Herman Bikie, jeune chorégraphe. Esther Bien Bia, enseignante de chorégraphie pense que : «Le chorégraphe est incontournable dans les activités sociales et culturelles. Un chorégraphe en Afrique de l’Ouest est célébré, vénéré… il est star. Curieusement chez nous, il est quasi inexistant. Nous qui pratiquons ce métier ne sommes pas reconnus, or la chorégraphie est un métier comme tous les autres. Je pense que comme un seul homme, nous devons nous lever. L’Etat camerounais pourrait faire quelque chose. Le chorégraphe n’est pas un mendiant, le danseur aussi ».

Cette journée sera donc selon l’initiateur un moment pour panser les maux qui minent les chorégraphes. Parce que selon ses collaborateurs et lui, la chorégraphie doit aussi contribuer de manière significative à la lutte contre le chômage et la pauvreté. « Le but est de trouver des stratégies pour faire connaître, valoriser et vulgariser ces acteurs qui rehaussent les clips des chanteurs et des musiciens. L’autre objectif est d’aider ce corps de métier à retrouver ses lettres de noblesse », a clairement expliqué Jérémie Laurent Deffo allias Germain Djel.

Ndam Njoya Arouna / 237online.com

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