Cameroun : Le scandale du Cabinet Atou expose un vaste système de détournement

Cabinet Atou

Le Cameroun est secoué par un scandale retentissant impliquant le controversé Cabinet Atou, accusé de s’être illégalement approprié et d’avoir vendu des biens publics des ex-sociétés d’État ONCPB, REGIFERCAM et ONPC. Cette affaire met en lumière un vaste réseau de corruption touchant de hauts responsables.

Un mandat de sauvegarde outrepassé

Lazare Atou, promoteur du Cabinet Atou, avait reçu en 2006 un simple mandat de sauvegarde des actifs résiduels de ces entreprises en liquidation. Mais il est soupçonné d’avoir largement outrepassé ce rôle en s’appropriant ces biens et en les cédant frauduleusement à des particuliers.

Des ventes illégales à grande échelle

Selon les informations disponibles, le Cabinet Atou aurait orchestré un vaste système de vente de terrains et d’immeubles issus des ex-ONCBP, REGIFERCAM et ONPC. Des centaines d’acheteurs seraient concernés, mais aucun d’entre eux ne peut se prévaloir d’un réel droit de propriété.

Un réseau tentaculaire au plus haut niveau

L’arrogance affichée par Lazare Atou s’expliquerait par les solides appuis dont il disposerait au sein du pouvoir. Hauts fonctionnaires, ministres, gradés de l’armée et hommes d’affaires seraient compromis dans ce scandale d’État. Beaucoup auraient profité de ces ventes illégales.

Les autorités interpellées

Face à ce défi lancé à l’État de droit, la réaction des plus hautes autorités est attendue. Un décret présidentiel de janvier 2019 a pourtant confirmé l’appartenance des biens de l’ex-ONPC au Port Autonome de Douala. Mais le Cabinet Atou continue de passer outre en toute impunité.

Cette affaire est symptomatique de la déliquescence avancée de pans entiers de la gouvernance au Cameroun. Si rien n’est fait, elle risque d’éroder encore un peu plus la confiance des citoyens envers les institutions. La balle est plus que jamais dans le camp du chef de l’État pour siffler la fin de la récréation.

Par Dieudonné Ngatcha pour 237online.com

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