Cameroun: Le Mrc soupçonne le régime de vouloir l’exclure des élections régionales

Les effigies du MRC brulés

L’arrestation des dirigeants du parti constitue le fil d’Ariane de cette théorie du complot.

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc),craint d’être éliminé « lâchement » de l’organisation prochaine des élections régionales. Une manœuvre que le parti de Maurice Kamto met à l’actif du « régime Biya ».

Dans une déclaration publiée cette semaine, le leader de cette formation politique et ses alliés sont convaincus de l’imminence de ce scrutin ; s’appuyant notamment, sur les deux projets de loi « modifiant et complétant certaines dispositions de la loi du 19 avril 2012 portant code électoral, d’une part puis, fixant le nombre, la proportion par catégorie et le régime des indemnités des conseillers régionaux, d’autre part ».

Cette tentative d’exclusion remonte, d’après le document, au « 26 janvier 2019 », date de l’arrestation des « principaux dirigeants du Mrc et de ses alliés », considérés comme « illégalement embastillés dans les prisons de Yaoundé ». En plus de cette théorie du complot, le parti classé 2e à la dernière élection présidentielle s’oppose à la tenue des régionales avant les élections législatives et municipales également prévues cette année. Pour cause, le Mrc estime que les conseillers régionaux seront mal élus, du fait d’« un corps électoral sans aucune légitimité ».

En effet, l’an dernier, les conseillers municipaux, seuls habilités à élire les représentants des régions, ont vu leur mandat prorogé de douze mois par décret présidentiel. La principale raison avancée « était le calendrier électoral surchargé qui avait fait donner la priorité à l’organisation du scrutin présidentiel du 07 octobre 2018 », relève la déclaration.

Dans le même discours critique, Maurice Kamto et Cie optent pour « l’apaisement du climat politique et social » dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui, depuis 2016, ploient sous « une grave crise politique, sécuritaire et humanitaire ». Autrement dit, le Mrc prône « un dialogue inclusif » pour solutionner cette crise qui compromet « la tenue de réforme consensuelle du système électoral ».

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