La petite Tsemo Dounya Leslie Grâce n’avait que 6 ans. Écolière à Bangangté, elle a été retrouvée morte samedi, violée puis assassinée par son ou ses ravisseurs. Un drame insoutenable pour son père Odilon Dounya Fendju, qui dénonce au passage de graves manquements dans le traitement policier du dossier.
Des incohérences troublantes dans la chronologie
Dans une vidéo poignante, ce pasteur chrétien endeuillé met en effet en doute la version officielle des forces de l’ordre. Alors que sa fille a été portée disparue dès 20h samedi soir selon lui, la police affirme n’avoir découvert un corps qu’à 23h, après un hypothétique « appel anonyme« .
Pire, les proches de la petite Tsemo n’ont pas été prévenus sur le moment pour identifier le cadavre. Ce n’est que 10h plus tard que l’épouse du pasteur a été convoquée, trouvant à la morgue le corps de l’enfant déjà « glacé« . Autant d’incohérences temporelles et procédurales qui alimentent le trouble et la colère du père meurtri.
Quand la douleur se heurte à la froideur administrative
Car l’attitude des autorités a été vécue comme un manque terrible d’empathie par cet homme dévasté par le chagrin. Malgré ses suppliques déchirantes, on lui a dans un premier temps refusé l’accès au corps de sa fille « déjà réquisitionné« . Il aura fallu l’intervention du sous-préfet pour qu’il puisse enfin organiser une brève cérémonie funéraire.
« C’est le système qui décide sur ma fille et nous impose ses horaires » s’insurge avec amertume le pasteur, entre incompréhension et sentiment d’injustice. On ne peut que compatir à sa douleur immense, et espérer que toute la lumière sera faite sur les conditions exactes de ce drame et ses possibles manquements.
Par Jean Fernand Onana pour 237online.com
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