Cameroun : Le cri d’alarme des jeunes chirurgiens-dentistes ostracisés

jeunes chirurgiens-dentistes

Les jeunes chirurgiens-dentistes du Cameroun dénoncent leur mise à l’écart par l’Ordre National des Chirurgiens-Dentistes (ONCD). En cause : le refus de l’ONCD de les inscrire au tableau de l’Ordre, les condamnant à exercer dans la clandestinité. Une situation révoltante qui suscite l’indignation de la profession.

L’ONCD accusé de bloquer l’avenir des jeunes praticiens

Depuis deux ans, de nombreux jeunes chirurgiens-dentistes diplômés des écoles camerounaises se heurtent à un mur lorsqu’ils tentent de s’inscrire à l’Ordre. Motif avancé par l’ONCD : ils n’auraient pas assisté à un récent « cours d’éthique ». Une justification jugée fallacieuse par les intéressés, qui rappellent qu’ils sont déjà détenteurs de leurs diplômes et donc parfaitement qualifiés pour exercer. Une aberration qui prive le Cameroun de précieuses compétences médicales.

Des jeunes contraints d’exercer dans l’illégalité

Conséquence de ce blocage incompréhensible : ces jeunes praticiens se retrouvent contraints d’exercer dans la clandestinité, sans statut légal ni protection sociale. Une situation intenable et dangereuse, tant pour eux-mêmes que pour leurs patients. « Nous avons fait de longues années d’études, passé avec succès nos examens, et maintenant on nous empêche de mettre nos compétences au service de la population », s’insurge un jeune chirurgien-dentiste qui a requis l’anonymat. Un gâchis humain et sanitaire impardonnable.

Un traitement discriminatoire qui choque la profession

Cette mise au ban est d’autant plus choquante qu’elle ne semble toucher que les jeunes chirurgiens-dentistes. Leurs homologues médecins généralistes et pharmaciens, eux, obtiennent leur inscription à l’Ordre sans encombre. Une différence de traitement qui fait l’effet d’une discrimination ciblée et qui suscite l’indignation de toute la profession. « Pourquoi ce deux poids, deux mesures ? Nous avons le sentiment que l’ONCD cherche délibérément à nous marginaliser », s’emporte un autre praticien.

Un immobilisme coupable face aux besoins sanitaires du pays

Au-delà de l’injustice faite à ces jeunes praticiens, c’est tout le système de santé camerounais qui se trouve pénalisé par cette situation. Dans un pays qui souffre d’une pénurie chronique de personnel de santé qualifié, chaque compétence compte. En fermant la porte aux nouvelles générations de chirurgiens-dentistes, l’ONCD prive des millions de Camerounais d’un accès aux soins bucco-dentaires. Un immobilisme coupable qui hypothèque la santé publique.

Il est temps de faire bouger les lignes

Face à cette crise, les jeunes chirurgiens-dentistes en appellent aux autorités sanitaires et à l’opinion publique. Ils exigent que la lumière soit faite sur les agissements de l’ONCD et que des sanctions soient prises contre ceux qui entravent l’avenir de toute une profession. Il en va de l’avenir de la chirurgie dentaire au Cameroun et du droit de tous les citoyens à des soins de qualité. 237online.com continuera à suivre ce dossier brûlant et à porter la voix de ces jeunes praticiens injustement ostracisés.

Aimé Djomo pour 237online.com

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