Cameroun: L’approvisionnement en eau potable amélioré à Yaoundé





En service depuis février, la station réhabilitée apporte actuellement un supplément de près de 38.000 m3 d’eau par jour.[pagebreak]Les problèmes d’approvisionnement en eau potable ne sont pas résolus à Yaoundé. On en est loin d’ailleurs ! Cependant, depuis le 1er février 2014, avec la remise en service de la station de traitement de la Mefou, sise à Nkolbisson , le rationnement en eau s’est amélioré dans la capitale. Et les responsables de la Camerounaise des eaux (CDE) ont tenu à ce que les hommes de médias s’en rendent compte, au contact des populations de divers quartiers de la ville.
Mardi, en effet, Félix Zogo Manga, le directeur régional de la CDE de Yaoundé agglomération a coordonné la « Journée de la presse » avec pour principale activité, la visite de terrain. Premier arrêt : la station de pompage de Messa. Ici, sept pompes sont installées et servent à distribuer l’eau qui vient de la Mefou. Le directeur régional explique que c’est progressivement qu’une station de ce genre est mise en exploitation. « Raison pour laquelle elle ne reçoit encore qu’environ 38.000 m3 d’eau par jour, au lieu des 50.000 prévus. Avec Akomnyada et ses 100.000 m3, l’offre à Yaoundé est passée à 138.000 m3.» Cependant, il est à noter que la demande en eau de la ville, avec la configuration du réseau actuelle, est de l’ordre de 200.000 m3 d’eau par jour. Mais, selon le directeur régional, « si on tient compte des quartiers périphériques qu’il faut urgemment rattacher au réseau de la CDE, la demande réelle sera située entre 250 à 300.000 m3 d’eau par jour ».

En attendant, le rationnement se poursuit, mais avec plus de souplesse. De la Cité-verte à Mbankolo, en passant par Bastos, Tongolo, Nsam et autres, les populations ont admis qu’il y a changement. « Autrefois, on passait des mois sans eau. Maintenant, il y a coupure seulement une à deux fois par semaine », avoue Danielle Eloundou, gérante d’une fontaine publique. De manière générale, les populations reconnaissent qu’il ne se passe plus une semaine entière sans eau. Sauf pour des quartiers comme Damase, Olembe et autres Ekounou, sont « victimes des travaux routiers, qui ont endommagé le réseau. Mais on y travaille », rassure Félix Zogo Manga.

Relativement à la qualité, le directeur régional explique qu’au-delà de l’entretien effectué par la CDE, « il se trouve que nos clients ne suivent pas le même effort. Leurs réseaux domestiques ont été sous-utilisés par manque d’eau pendant longtemps et nécessitent un minimum d’entretien, ce qui pourrait démêler le problème de couleur souvent décrié.

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