Cameroun: Disparition du promoteur d’une école des eaux et forêts clandestine

Il n’y a plus personne à l’Ecole des eaux et forêts du Golfe de Guinée, un établissement privé situé à Bertoua, le chef-lieu de la région de l’Est du Cameroun. Le 10 juillet 2014, les étudiants avaient manqué de peu de luncher le promoteur de l’école, Francis Alara Ndé, et le chef du bureau des stages, Raoul Bilingue. Ils avaient été sauvés de justesse par les gendarmes de la légion de gendarmerie de l’Est. Depuis, les deux responsables sont portés disparus.

Les problèmes ont commencé au sein de l’école après la découverte du caractère clandestin d’une des formations offertes. En effet, il a été ouvert un cycle de formation des techniciens et techniciens supérieurs des eaux et forêts, un cursus de l’enseignement supérieur dont l’entrée est conditionnée par le diplôme baccalauréat. Or l’Ecole des eaux et forêts du Golfe de Guinée ne dispose que d’un agrément du ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop) datant de 2002. Cet agrément lui permet de ne former que des agents techniques adjoints qui n’ont pas plus que le probatoire.

Le promoteur de l’établissement avait donc ouvert la formation des techniciens et des techniciens supérieurs sans l’agrément du ministère de l’Enseignement supérieur. La supercherie avait finalement été découverte par les étudiants qui, arrivés au terme de leur formation, se rendaient compte que leur diplôme de vaudra rien. « Mes camarades et moi avons exigé le remboursement total des frais de scolarité et l’incarcération du promoteur », se souvient un apprenant.

Beaucoup n’ont d’ailleurs pas terminé le reste des frais exigibles dont les montants globaux sont les suivants : 800.000 F.Cfa pour les techniciens et plus d’un million de F.Cfa pour les techniciens supérieurs. Tout a dégénéré le 10 juillet dernier, jour de la sortie solennelle, lorsqu’une partie des apprenants s’est vue refuser les parchemins au motif de non- payement de la totalité des frais de scolarité.

Source: mboaconnect.com, Y. NECDEM

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *