Cameroun: L'accès aux services sociaux de base (eau, électricité) en question

On aurait tendance à croire lorsqu??on s??en réfère à l??appellation ????services sociaux de base???? qu??il s??agit de prestations dont le caractère basique donnerai lieu à une prolifération de ceux-ci. Par services sociaux de base il faut entendre l??offre existante en matière de besoins humains fondamentaux. Il s??agit notamment de la santé, du logement, de l??accès à l??instruction, de l??hygiène et la salubrité (voiries, voies d??évacuation des eaux usées??), du transport et des communications, de la sécurité, de l??alimentation, de l??accessibilité à l??eau courante ou au moins potable et à l??électricité. 

Yaoundé et Douala ont soif, et pour emprunter à une formule célèbre en vertu de laquelle lorsque Yaoundé respire, le Cameroun vit, alors le Cameroun a soif.Services sociaux de base : disponibilité + coût= principales difficultés.
Il faut ici identifier un degré de responsabilité double d??abord l??absence d??un leadership citoyen manifeste,?? (Chefs de quartiers, leaders religieux?????) cotisations citoyennes en faveur de l??implantation de point d??eau potable via des forages, l??organisation de journées d??investissement humain et autres??Ensuite ou avant, le degré de responsabilité en cause, est celui des autorités publiques en charge des questions d??aménagement du territoire et des villes, et dans l??ensemble, des questions relatives aux services sociaux de base qui en réalité sont le domaine régalien et premier de l??Etat (MINDUH, MINEPAT, MINSANTE, MINAS?? etc.), les communautés territoriales décentralisées que sont les Communauté Urbaines et les Communes d??Arrondissement. Il faut en effet croire que celles-ci sont partout et nulle part à la fois. Ce paradoxe typique de chez nous vient du fait qu??en télé, en radio, en banderoles et autres prospectus on entend énormément parler d??elles, cependant au détour de nos rues, c??est toujours les caniveaux bouchés lorsqu??ils existent, les pénuries d??eau courante, le coût encore trop élevé des frais médicaux, le quartier dit ??????nouvelle route Nkolbisson????, ici à Yaoundé n??est pas raccordé au réseau d??alimentation en eau potable. Bien que la loi Camerounaise dans son dispositif incite les citoyens à se regrouper en mutuelles ces derniers ne réalisent pas tout le profit qu??il est possible de tirer de la mutualisation des dépenses de santé primaires avec une incidence positive sur les coût qui chuteraient de façon drastique et spectaculaire s??agissant des soins et de l??achat des médicaments??Les Maires ont dans des habilitations légales permettant l??élaboration et la mise en ??uvre de politique dans divers domaines, c??est le cas en matière de santé, d??habitat social, de transport ??etc. De nos jours le coût des forages a amplement diminué et avec des montants du genre 100 Millions de FCFA on pourrait faire des miracles dans une ville comme Yaoundé, car des indiscrétions recueillies ça et là fixent le cout moyen d??installation d??un forage à 3,5 Millions de FCFA. En d??autres termes le coût d??achat des jolis camions neufs achetés par la CDE pour rationner l??eau aux yaoundéens permettrait de résoudre ponctuellement une foultitude de problèmes relatifs à la disponibilité de l??eau dans nos quartiers. Il faut imaginer les économies d??échelles sur les coûts en matière d??achat de ces camions neufs destinés au rationnement dans nos villes, à plusieurs dizaines de millions l??unité, les dépenses en carburant, en salaire pour les transporteurs, les dossiers administratifs des véhicules etc. Au plan sanitaire, Les prix des billets de cession dans les hôpitaux publics sont en soi prohibitif en ceci qu??ils sont souvent plus coûteux en moyenne que le coût du traitement du mal pour lequel on consulte, c??est le cas en cas de paludisme (sachant que le coût minimal d??une cure contre le paludisme est au minimum de 600 FCFA). Ainsi, à l??exception de l??hôpital Jamot de Yaoundé et quelques autres hôpitaux de district 2600 hôpital central, 2000 hôpital Général,?? L??automédication tend à se généraliser au même titre que les opérations chirurgicales de quartiers qui se multiplient avec leur lot de tragédies telle cette ????césarienne???? effectuer à Mvog Béti par cet infirmier sur une ??  
Les villes s??agrandissent et se densifient sous les effets combinés de la croissance démographique soutenue et l??exode rural. Les problématiques tournant autour des transports deviennent de plus en plus cruciales. Désormais Yaoundé est lentement mais surement engagée sur la même voie que Douala dans la mototaxisation à grande échelle du transport interurbain. Les routes se raréfient car ne croissant pas au même rythme que la population, résultat, bouchons, pollution accrue?? de plus l??offre en matière de transports en commun est largement insuffisante?? Envolée des prix il faut ????proposer pour aller vite et donc arriver à l??heure. Ce qui manque le plus ce sont des idées ingénieuses, originales et audacieuses de fait il semble que la résignation des décideurs est consommée assumée et même revendiquée, ainsi le DGCUY se targue d??avoir mis 100 Millions dans la rénovation de certaines arcanes du marché Mokolo ici à Yaoundé, une panacée selon lui. Le résultat c??est qu??il y??a toujours autant de vendeurs non recasés et toujours autant de congestionnement de ce marché selon l??attitude du DGCUY il faudrait entendre par làLa question des logements sociaux ou la tragédie du énième serpent de mer Camerounais, par logement social il faut entendre les loyers étudiés pour les classes à faibles revenus, voire pas de revenus du tout , ici, la sic, la MAETUR et le crédit Foncier ont royalement étalé une série d??incapacités chroniques à résorber le très faibles revenus, c??est ici le lieu d??un autre paradoxe Camerounais selon lequel les habitant des HLM sont ici au Cameroun perçus comme des nantis alors qu??ailleurs c??est la marque des personnes à petits revenus et même pauvresL??école publique est gratuite dit-on mais les directeurs d??établissements primaires publics ne semblent pas pressés de s??exécuter, du coup les parents d??élèves réalisent dépités que les frais réels sont supérieurs à ce qu??ils étaient du temps de ou officiellement cela était payant. De plus, les logements existants le sont au détriment des normes minimales régissant La logique simple voudrait qu??avec un Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG, 28 OOO fcfa environs), l??on puisse avoir accès aux services sociaux de base ; autrement-dit se loger, se nourrir, se vêtir, s??approvisionner en eau et en électricité, se soigner, bien malin celui qui pourra y parvenir.Que buvons-nous depuis nos robinets ? Cette eau est-elle régulièrement certifiée par un ou plusieurs laboratoires indépendants de référence quant à sa potabilité ?
Cadre de vie et équipements des ménagesStatut d??occupation du logement La majorité des ménages (59,9%) sont propriétaires de leurs logements (dont 11,4% avec titre foncier et 48,5% sans titre foncier), 32,6% de ménages sont en location (dont 32,2% en location simple) et 7,2% sont logés par quelqu??un (dont 6,0% logés gratuitement par un parent ou ami). En milieu urbain, plus de la moitié des ménages (54,8%) sont en location simple. Matériaux de construction Les   matériaux   de   construction   du logement       constituent     aussi   des  (48,8%)      vit    dans     un Logement      construit    en  matériaux définitifs. 
Accès au gaz, à l??électricité et à l??eau potable Le   niveau   d??utilisation   du   gaz   pour   la   cuisine   dans   les   ménages   est   encore   faible.   En   effet, environ un ménage sur cinq (21,7%) utilise le gaz pour la cuisine. Cependant, il faut signaler que ce pourcentage est en hausse par rapport à 2005 (15,6%). Environ  trois  ménages  sur   cinq (60,1%)      ont  accès   à  l??électricité.      Ce pourcentage est en amélioration par   rapport   à   2005   où   un   ménage        sur deux avait accès à l??électricité.

Possession de certains équipements Le moyen de communication le plus utilisé est le téléphone mobile. Le pourcentage de ménagesdont au moins un membre dispose de cet appareil est de 68,7%. En 2005, ce pourcentage était de 30,2%. Le pourcentage de ménages possédant un poste radio est de 57,0% au niveau national. La possession d??un poste radio est de 63,1% en milieu urbain contre de 52,7% en milieu rural. Il est à   relever   que   la   possession   de   ce   bien   n??a   presque pas   changé   par   rapport   à   2005.   Quant   au téléviseur,   son   niveau   de   possession   a   presque   doublé,   passant   de   26,0%   en   2005   à   47,0%   en 2010.
 
BIBOU NISSACK

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