Société

Cameroun : La détection des fausses autorisations de circuler en cours à Yaoundé

C’est l’objectif de la traque aux motos qui se tient depuis trois semaines dans la ville de Yaoundé dans les zones interdites à la circulation de ces engins.

Il est presque 14h. Trois motos sont garées devant le parking de l’immeuble abritant le journal Le Jour. Ce lundi matin, une partie du parking a été réquisitionnée par des éléments de la police et de la Communauté urbaine. Environ une dizaine, ils interpellent tous les conducteurs de moto qui roulent sur le tronçon Carrefour Ceper- Province. À l’aide d’un geste de la main, ces agents de la police stoppent les mototaxis. Les propriétaires des motos saisies essayent de se justifier en vain. Une quinzaine de minutes plus tard, les motos sont transportées vers l’hôtel de ville à l’aide d’une remorqueuse. Certains conducteurs résistent et réussissent à s’échapper en toute vitesse malgré la présence des dos-d’âne. Les plus nerveux violentent verbalement ces agents de police. « Vous êtes des bandits. Le faux que vous faites-là ne va vous servir à rien. Pourquoi certaines motos passent et d’autres pas », lance un détenteur de moto tout furieux.

Le préfet du Mfoundi a relancé la mesure interdisant la circulation des motos taxis dans le centre urbain de Yaoundé. Cette mesure faisait suite à l’indiscipline des conducteurs, cause de nombreux accidents et à la montée de l’insécurité. A ces raisons, les agents de police interrogés confient qu’il est également question de détecter les fausses autorisations de circuler. « Tous les détenteurs de moto sont concernés par cette opération au niveau des zones interdites. Avec ou sans autorisation de circuler, les motos retenues sont conduites à l’hôtel de ville », explique un inspecteur de police. « Le gouverneur et le maire de ville ont signé une note sur la circulation des motos en zone interdite. En effet, depuis quelques temps, la signature du gouverneur est falsifiée par des individus malsains pour délivrer des fausses autorisations de circuler. Pourtant, le gouverneur affirme n’avoir pas signé d’autorisation depuis plus d’un an », poursuit-il.

À l’aide d’une remorqueuse les motos prises sont gardées à l’hôtel de ville où les propriétaires doivent se présenter. Comme l’explique un agent de police, ceux qui ont des autorisations doivent se rendre auprès de la communauté urbaine pour que celles-ci puissent être authentifiées. L’opération de saisie des motos s’étend sur une période de deux mois.

Marie Laure Mbena / 237online.com

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