Cameroun : La cuisine de grand-mère à l’honneur

festival des Saveurs

Pour cette première édition du festival des Saveurs du Cameroun et du Monde qui débute demain, la Crespac veut rendre à la cuisine traditionnelle ses lettres de noblesses à travers l’élaboration des recettes.

Ndomba de viande ou de poisson, le Namwondo, le Sanga, l’Okok, le Ndolè, le Mbongo Tchobi, le Eru, le Achu, le Kondrè de chèvre ou de porc, le koki, le couscous de maïs ou de sorgho sont les différents plats à découvrir durant 05 jours à l’occasion de la première édition du Festival des saveurs du Cameroun et du Monde. Avec pour sites d’exposition, le Bois Sainte Anastasie et le Palais des Congrès de Yaoundé, la Chaîne des restaurateurs pour la promotion du patrimoine de la cuisine camerounaise (Crespac) a voulu à travers le concept « La nuit des Restaurateurs » devenue un festival lègue cet héritage à la jeune génération. « Cette nouvelle appellation nous revoit aux sources. C’est-à-dire nos mamans, dépositaires de ce savoir-faire en voie de disparition. Ainsi, il s’agira durant ces cinq jours de festival de transmettre la cuisine de grand-mère aux élèves des différentes formations hôtelières présents, d’organiser un symposium, une table ronde et le vernissage du Musée éphémère du Patrimoine de la gastronomie camerounaise », explique Marie Thérèse Atedzoe Owona, commissaire du festival et présidente de la Crespac.

Placé sous le thème « Gastronomie camerounaise, vecteur de rayonnement international », ce rendez-vous culinaire a également pour objectif principal la valorisation de la cuisine camerounaise sur le plan national et international. « Nous devons vendre le Cameroun en copiant ceux que font les autres. La Chine et la France sont connues par leurs gastronomies. Et pourquoi le Cameroun ne serait-il pas connu ? De plus, il faudrait que cette cuisine soit apprise et formée dans les écoles. Et surtout, les professionnels du métier deviennent solidaires », a-t-elle conclut.

Vertus thérapeutiques

Par ailleurs, cette première édition du festival des saveurs du Cameroun et du Monde entamé par un dîner des chefs organisé le 20 mai dernier, les diététiciens et nutritionnistes ont présenté les vertus des mets camerounais sur la santé. « Le taro se prépare avec douze condiments avec des vertus thérapeutiques à l’instar de soigner les rougeurs des enfants, la varicelle et le frontalier. Par ailleurs, les malades d’hépatites A et B ne doivent pas consommer d’huile rouge », a déclaré Paule Hortense Maffo, diététicienne et gérante d’hôtel. Une édition qui l’espère permettra à Marie Thérèse Atedzoe Owona, présidente de la Chaîne des restaurateurs pour la promotion du patrimoine de la cuisine Camerounaise (Crespac) de ses 39 années d’expériences et ses collaborateurs de recruter une main d’œuvre qualifiée, l’une des difficultés du secteur hôtelier au Cameroun.

Emilie Nson Aldabella, directrice Marketing et communication LPM Consulting Group : « Faire participer les internautes à cette diversité culinaire »

« En tant que régisseur de l’événement, nous sommes en charge d’assurer la communication et aussi l’implémentation opérationnelle du festival. Au niveau de la communication, nous avons commencé à communiquer sur les médias classiques tels que la radio, la télévision depuis deux mois à travers notre spot institutionnel qui est diffusé sur les médias locaux et internationaux. Et également sur le digital, à l’instar des pages facebook et Instagram du festival des Saveurs du Cameroun et du Monde, de la Crespac, et de LPM Consulting nous diffusions chaque moment fort du festival. Des activités qui se poursuivront pendant le festival afin de permettre aux internautes, fins gourmets et p partenaires dont la Communauté urbaine de Yaoundé de participer à cette diversité culinaire via les réseaux sociaux ».

Phanie ENYEGUE

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