Politique

Cameroun: La crise anglophone au menu des échanges entre Marcel Niat Njifenji et le président du Sénat français

« Comment vivre la décentralisation et en même temps dans l’unité d’un pays et sa diversité.

J’ai été frappé par les propos de sagesse du président du Sénat (camerounais, ndlr). Dans la diversité, il y a une capacité à trouver sagement les solutions du vivre ensemble et du partage » dixit Gérard Larcher, président de la chambre haute en France.

Michel Meva’a Meboutou, secrétaire général du Sénat, Emilia Nkeze, sénatrice SDf, Calvin Zang Oyono sénateur RDPC et Alfred Nguini, amabassadeur du Cameroun en France sont les membres de la délégation camerounaise que conduit depuis le 13 juin 2019 à Paris, Marcel Niat Nfenji à la 20e session des Senats d’Europe élargie aux Sénats d’Afrique. Les travaux qui s’achèvent ce samedi 15 juin, sont encadrés par les deux thèmes suivants : « le dialogue euro-africain des deuxièmes chambres et le bicamérisme : un atout pour la démocratie ».

En marge des travaux, Gérard Larcher, le président du Sénat français a reçu hier en audience Marcel Niat Njifenji, le président du Sénat camerounais. Les deux personnalités ont échangé sur la situation sociopolitique très tendue au Cameroun, particulièrement la guerre de sécession au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, les deux Régions anglophones du Cameroun.

Il n’y a pas eu un compte rendu d’audience ou un communiqué publié à la fin de cette rencontre. Mais, dans les différents journaux de la radio d’Etat, il a été indiqué que Marcel Niat Njifenji et son hôte ont échangé sur comment favoriser les échanges interparlementaires et renforcer la coopération en apportant une assistance aux Sénats africains. Gérard Larcher a particulièrement insisté pour que le Sénat français accompagne la chambre haute du Cameroun dans la mise en œuvre de son processus de décentralisation actuellement en cours. « Comment vivre la décentralisation et en même temps dans l’unité d’un pays et sa diversité. J’ai été frappé par les propos de sagesse du président du Sénat (camerounais, ndlr). Dans la diversité, il y a une capacité à trouver sagement les solutions du vivre ensemble et du partage » a déclaré Gerard Larcher. « Nous sommes une démocratie qui se construit chaque jour. Ceux qui sont en train de vouloir mettre à feu le Cameroun, ceux-là se trompent, ils ne réussiront pas. Et le président (Paul Biya, ndlr) nous appelle à nous y opposer ferment » a dit, d’une voix désincarnée, Marcel Niat Njifenji.

Ainsi, le parlement camerounais ne manque aucune occasion de fustiger ceux qu’il soupçonne d’alimenter les tensions sociopolitiques au Cameroun. « « Il ne fait plus l’ombre d’un doute que le Cameroun est l’objet d’une conspiration qui vise sa déstabilisation. Pour justifier cette ingérence, les conspirateurs prétendent dénoncer le système politique camerounais qui serait d’après eux, réfractaire à tout dialogue…des allégations infondées. L’Assemblée nationale dénonce et condamne. L’accompagnement oui, ingérence non » avait déclaré le lundi 10 juin, Cavaye Yeguie Djibril, le président de l’Assemblée nationale pendant le discours d’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année législative 2019.

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