Politique

Cameroun – Jean Marie Dongo : Toute une vie au service de Paul Biya

Le 08 février dernier, le Président exécutif du groupement Bafou et ex-directeur de l’école nationale supérieure des postes et télécommunications, a organisé un méga meeting du Rdpc à son domicile à Zemtsuep.

Ce 08 Février 2020, la grande cours de la résidence de Jean Marie Dongo est bondée de monde. Nous sommes au méga meeting de clôture de la campagne électorale du Rdpc pour le compte de la commune de Bafou. C’est ici que le groupement Bafou qui répondait ainsi à l’appel de son Président du comité de développement, par ailleurs membre de la commission communale de la campagne du Rdpc, a pris l’engagement de voter massivement les listes du Rdpc. Une promesse tenue le 09 février en raison du résultat obtenu par le parti au pouvoir qui rafle le siège de député et la mairie. Mais pourquoi Jean Marie Dongo se sacrifie tant pour le Rdpc alors qu’il a été appelé à valoir ses droits à la retraite après la « refondation » de l’Ecole nationale supérieure des postes et télécommunications dont il fut le directeur ? Pour comprendre son engagement à soutenir le président Paul Biya, nous avons fait un détour dans son passé.

En effet, Jean marie Dongo, se découvre un pygmalion et une source d’inspiration politique à sa sortie de l’université en 1882, alors qu’il s’apprête à quitter le Cameroun pour suivre une formation en France .Ahmadou Ahidjo démissionnaire cède sa place à un jeune loup de 49 ans : Paul Biya. Pour ce dernier, c’est l’aboutissement d’un itinéraire fulgurant au sein de la haute administration. Le 26 novembre 1982, Jmd ,26 ans, découvre Paul Biya. « Quand Paul Biya prend le pouvoir, nous sommes de jeunes cadres sortis de l’université. Nous avions encore au fond de la gorge le goût amer des méthodes fortes du grand camarade Ahidjo. Il y a un espoir de changement de ses méthodes fortes qui avaient laissé des séquelles à l’Ouest dont nous étions témoins. Pour nous, le président Paul Biya était l’espoir du changement, de la rigueur et de la modernisation de la vie politique. La plupart des étudiants l’avait adopté de manière spontanée », se souvient Dongo, qui faisait partie de ces étudiants sortants qui avaient déjà une certaine vision politique de la société.

Mais le séjour parisien de Jean Marie Dongo de 1982 à 1986, l’éloigne quelque peu des milieux de la politique camerounaise. Cependant, alors qu’il prend l’avion qui l’amène vers un exil ponctuel, sa décision est prise, il fera cavalier aux côtés du Président de la République pour le soutenir dans sa démarche politique. Dès son retour au bercail, son engagement au sein du Rassemblement démocratique du peuple Camerounais (Rdpc) ne sera pas démenti. En 1987, il intègre officiellement, comme militant de base, le parti à Dschang, sa contrée natale. Militant de base, il le reste. Il reste également très attaché aux idéaux de son parti. Au fil du temps, ses convictions politiques se sont solidifiées et, au lien affectif des premières aurores, s’est ajouté le lien objectif. Le basculement a lieu en 1992, année de tous les dangers pour le pouvoir central, lorsque le Cameroun se transforme en un vaste champ d’opposition, avec des pics non négligeables dans des provinces telles que l’Ouest. « Après le basculement de 1992, et après observation de la vie politique, nous avons continué à demander à l’Ouest en général et à la Menoua en particulier, de revenir vers le Rdpc pour des motifs liés aux réalismes politiques. Il ne servait à rien que l’Ouest restât dans l’opposition pendant des années, puisque de manière générale, le président Paul Biya était soutenu par une large majorité des Camerounais. Il pouvait continuer à gérer le pouvoir sans l’Ouest », souligne Jmd.

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Paul Biya, l’homme qui avait pourtant eu le courage de dire que le Cameroun se fera avec l’Ouest ou ne se fera pas .Mais l’appel des élites de l’Ouest, tardera à produire l’effet escompté, notamment dans la Menoua où des partis politiques comme le Sdf, jusqu’au début des années 2000, semblaient indéboulonnables. Il nous revient que lorsque nous avons débarqué dans cette ville en 2001, le maire était du Social Democratic Frond (Sdf) , Etienne Sonkeng. Pour venir à bout de l’opposition, il va falloir utiliser les grands moyens.

La méthode Jean Marie Dongo

Jmd fait partie de ceux qui ont contribué à ramener l’Ouest dans le giron du Rdpc. Il rapporte : « Je prendrai sur moi de solliciter la création de deux sous-sections (B 34 pour Zemtsuet et B 35 pour Zemla) dans notre concession familiale à Bafou. C’est justement l’une des jeunes les plus hostiles au Rdpc. L’un de ceux qui ont amené le Sdf au village était Ngouni Jean, le grand-frère de la dernière épouse de mon père. Il avait réussi à radicaliser cette zone qu’on avait surnommé la zone rouge. J’ai donc décidé de contre-attaquer. Nous avons obtenu en 2000 la création de deux sous-sections et le jour où on nous a installées, c’était dans notre concession, en présence de tous les membres du bureau politique des sections Rdpc, Ojrdpc , Ofrdpc de la Menoua, et de deux invités spéciaux : sa majesté Fo’o Ndong Victor Kana III et le prefet de la Menoua , Mout Emgwan Pierre Jill. C’est à ce moment-là que j’entre pleinement dans l’action, et le combat politiques», confie Jean Marie Dongo. Pour sa majesté Fo’o Ndong Victor Kana III, chef supérieur des Bafou dans un ouvrage intitulé « Itinéraire », « Jean Marie Dongo a vite compris qu’il fallait soutenir le président de la République, son excellence Paul Biya. Les deux sous-sections, B34 et B35, seront mises en place pour permettre la proximité avec les populations ». Le défi est de taille, vu que Bafou est un fief du Sdf, parsemé aussi dans localité par le très redouté Ngouni Jean qui aura réussi à « conquérir » pour sa formation politique, toute la zone de Dschang.

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L’impact de ces sous-sections dans le renversement de la situation politique à l’avance du parti du flambeau ardent sera non négligeable. De fil en aiguille, les fruits tiendront la promesse des fleurs, ces nouvelles entités contribueront à affaiblir les défenses du Sdf grâce à un ratissage poussé sur le terrain. « Nous avons donc dit à l’Ouest que c’est mieux de faire le Cameroun avec Paul Biya .Et quand on a parlé de meilleur choix ,ce n’était pas seulement un choix de cœur ,mais aussi un choix de raison. Il fallait faire le choix qui va dans le sens des intérêts de l’Ouest », souligne-t-il. Et, en cette période électorale, le bilan est plutôt élogieux. Bafou est devenu le bastion imprenable du Rdpc.

Aujourd’hui encore, le soutien granitique de Jmd vis-à-vis de la politique du renouveau est intact. Le chef supérieur Bafou dit de lui qu’il est « un militant convaincu du Rdpc ». Pour lui, Paul Biya est l’homme qu’il faut, à la place qu’il faut. Un bon président qui a su mener la barque Cameroun qui est une barque délicate, avec beaucoup de tact. « Le Président Paul Biya a toujours démontré qu’il est l’homme de la situation. Lorsque le Cameroun est face à des gageures, il réussit toujours à trouver une solution pour garder le cap. Il a avec lui la tolérance, le calme, la patience. Ce qui aide à résoudre les problèmes. S’il avait eu le sang chaud, il y a longtemps que le Cameroun se serait délité .Il a mon soutien. Je suis un militant du Rdpc , c’est mon choix et j’assume »,prêche le militant convaincu. Et c’est avec foi qu’il a commis une tribune libre lors de la présidentielle du 07 octobre 2018 appelant les Cameroun à voter Paul Biya pour 10 raisons.

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