Cameroun – Insécurité: Le Golfe de Guinée toujours à hauts risques

Selon l’Union européenne, cet espace maritime est la deuxième zone la plus dangereuse au monde.[pagebreak]Le troisième comité consultatif du projet Critical maritime routes programme (Crimgo), se tient depuis hier à Yaoundé. Sous la houlette de l’Union européenne, ce projet planche sur le processus de sécurisation du Golf de Guinée. Il a été constaté que cette zone demeure à hauts risques. Entre 2013 et 2014, malgré la réduction de 18% du nombre d’incidents, le Golfe de Guinée, sur le plan mondial, occupe la deuxième position dans le classement des zones les plus dangereuses dans le monde. Soit 104 incidents en 2014, avec 66 membres d’équipage pris en otage. «Le coût annuel associé à la piraterie dans le Golfe de Guinée se situerait entre 345 milliards de francs et 1,3 milliards de francs. A cela s’ajoute le manque à gagner induit par ces crimes tant sur les importations et les exportations que sur la venue des investisseurs», s’alarme Françoise Collet, ambassadeur/chef de délégation de délégation de l’Union européenne au Cameroun, lors de son discours d’ouverture. Le 22 juin 2013, 22 Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac), de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de la Commission du Golfe de Guinée (Cgg) ont initié le projet pour assurer la sécurité et la sûreté maritime de la région.

Le sommet de Yaoundé y relatif, a donné place à un code de conduite relatif à la prévention et à la répression des actes de piraterie, des vols à main armée à l’encontre des navires et des activités maritimes illicites en Afrique de l’Ouest et du Centre, et enfin d’un mémorandum d’entente entre les trois organisations en vue de sécuriser l’espace maritime de la Ceeac et la Cedeao. Il faut noter que le projet Crimgo a porté avec succès ses fruits au niveau de l’Océan indien depuis 2010. L’ambassadrice de l’Union européenne ajoute que, «ce projet est doté d’un budget 2, 9 milliards de francs pour appuyer la mise en œuvre du code de conduite et du mémorandum d’entente. Le but de cette rencontre est de discuter des avancées du projet et de ses orientations jusqu’à la fin de son existence en janvier 2017, afin de s’assurer de la parfaite adéquation avec vos stratégies nationales et régionales». Ces travaux qui s’achèvent ce jour, ont pour principales orientations: l’appui au Centre inter-regional de coordination ; le renforcement des structures régionales de formation, en particulier les universités maritimes régionales, et l’organisation de formations pratiques, et enfin la promotion de l’échange d’informations. Eu égard à cela, la Cedeao a adopté une stratégie de maritime intégrée le 25 mars 2014, de même que la Ceeac a inauguré un Centre régional pour la sécurité maritime en Afrique centrale, le 20 octobre 2014.

Thierry Etoundi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *