Cameroun – Fotokol: mort de plus de 300 membres de Boko Haram , 16 militaires tchadiens, et 7 soldats camerounais

Boko Haram combat le BIR

Un nouveau bilan non officiel fait état mercredi soir de plus de 300 combattants de Boko Haram tués contre 16 militaires tchadiens et 7 soldats camerounais lors d’une attaque menée dans la matinée par la secte islamiste nigériane contre Fotokol dans l’Extrême-Nord du Cameroun, d’après des sources militaires annonçant en outre des dizaines de victimes civiles.L’attaque a tourné en un véritable carnage après une riposte musclée de l’armée camerounaise, appuyée par des troupes tchadiennes envoyées en soutien mi-janvier par les autorités de N’ Djamena, pour la reconquête de Fotokol, assiégée dès les premières heures de la matinée par à un nombre important de près de 7.000 militants islamistes, à en croire ces sources.

« Il y a des cadavres partout, on n’arrive pas à les compter. On continue de ratisser », a témoigné l’une d’elles jointe par Xinhua mercredi soir, laissant percevoir l’éventualité d’une nouvelle évaluation à la hausse des victimes, principalement chez les assaillants, des violents combats qui ont opposé pendant de longues heures mercredi matin les armées camerounaise et tchadienne à Boko Haram.
Preuve de l’ampleur des combats, un premier bilan également non officiel après l’arrêt de ceux-ci en fin de matinée faisait déjà d’ au moins 200 morts dans les rangs de la secte islamiste, contre 3 soldats camerounais et 14 militaires camerounais, des chiffres jusque-là non confirmés par la hiérarchie du dispositif militaire conjoint mis en place par le Cameroun et le Tchad pour enrayer la menace terroriste.

Dans la foulée, l’on rapporte le massacre de dizaines de civils camerounais lors de cette attaque massive, dont une trentaine de fidèles musulmans réunis lors d’une prière à la mosquée de Fotokol.
Chassée par l’armée tchadienne de la ville de Gambaru dans le Nord-est du Nigeria qu’elle occupait depuis plusieurs mois, Boko Haram a attaqué mercredi matin Fotokol, après trois jours de violents combats avec les armées camerounaise et tchadienne, repliées dans la localité voisine de Makari, d’où a été lancée, ainsi qu’à partir de Maltam où sont positionnées des unités tchadiennes et Waza,l’offensive ayant permis une reconquête rapide de la localité, d’après les sources de Xinhua.
Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été enregistrée de la part des autorités camerounaises au sujet de cette attaque qui survient la veille de la tenue à Yaoundé d’une réunion d’ experts sur la création d’un fonds de soutien à la mise en place d’ une force multinationale mixte décidée par l’UA, puis d’un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC)prévu le 16 février.
Selon des sources militaires, les combattants de Boko Haram sont équipés en un arsenal sophistiqué très impressionnant qui intrigue sur ses origines. Ils comportent aussi dans leurs rangs, apprend-on encore, des mercenaires libyens, soudanais, maliens (du Mouvement national de libération de l’Azawad dans le Nord du Mali) et d’une autre nationalité non-africaine.

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