Société

Cameroun : Faut-il interdire les voyages de nuit ?

Après plusieurs cas d’accidents graves enregistrés ces derniers temps sur nos axes routiers, ce débat agite l’opinion.

Selon les statistiques disponibles au ministère des Transports, le trafic de nuit représente moins de 10% des mouvements des personnes. Mais dans ce pourcentage minime, l’on enregistre un peu plus de 35% des accidents, avec des pertes humaines et dégâts matériels importants. Au regard de ces données, l’on constate que les voyages de nuit présentent de réels dangers. Pour beaucoup, leur interdiction pourrait contribuer à la prévention des accidents de route. Cette mesure, lorsqu’elle fut adoptée en 2001, était donc une réponse en vue d’atténuer la recrudescence des accidents routiers. Car, plusieurs citoyens estiment que le trafic effectué sur nos routes de nuit est risqué, à cause de la baisse de la visibilité, de la fatigue des conducteurs, et l’excès de vitesse, autres causes d’accident.

Mais une autre partie de l’opinion ne souscrit pas entièrement à ce constat. Pour elle, les accidents sont une combinaison de plusieurs facteurs qui se vérifient de jour comme de nuit. Il s’agit notamment de la dégradation de nos routes, de l’état des véhicules et de l’excès de vitesse. Donc, justifier la hausse des accidents sur les axes routiers pas le simple fait d’un voyage de nuit semble inconsistant. De plus, certains experts plaident pour le respect des prix de transport, à travers l’application des tarifs homologués par les pouvoirs publics. Une chose capitale pour mettre le chauffeur dans les meilleures conditions, afin de limiter les surcharges à cause des salaires de misère.

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D’autre part, l’on dénonce le parc automobile vieillissant dans nos agences. L’état des véhicules étant capital dans le transport urbain et interurbain, le renforcement du contrôle autour des visites techniques, penset-on, peut être plus utile que l’interdiction des voyages de nuit. En outre, plusieurs citoyens mettent en avant leur liberté d’aller et de venir, et dénoncent ce qu’ils appellent une « restriction » à travers une telle mesure. Surtout que, comme on l’a constaté en 2011, les agences subissaient une forte pression en journée, à cause de la concentration des voyageurs. En tout état de cause, les pouvoirs publics et leurs partenaires de la société civile doivent accentuer la sensibilisation. Des mesures de répression à travers les sanctions également être renforcées.

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