Société

Cameroun – Etoudi : Des tractations pour la nomination d’un nouveau Dg de la Sonara

Selon nos sources, le président de la République est très remonté contre Jean Paul Njonou, l’actuel directeur général de la Société nationale de Raffinage du Cameroun.

L’avenir s’annonce mouvementé à la Société nationale de raffinage du Cameroun (Sonara) . Nos sources au sein de la présidence de la République, indiquent que les têtes vont tomber dans les prochains jours. Selon les premiers éléments de l’enquête instruite par le président de la République, les responsables sensés être en postes à l’heure de l’incendie n’y étaient pas. Beaucoup pointent un doigt accusateur sur l’incompétence managériale de l’actuel directeur général que ne serait pas à la hauteur de sa fonction. L’autre fait marquant c’est que la Sonara n’était pas assuré au moment de l’incendie. Toutes choses qui placeraient l’actuel directeur général en ballotage défavorable.

Cependant, les premières révélations de Jean Paul Njonou, le directeur général (Dg) de la société nationale de raffinage (Sonara), sont accablantes. Il s’est exprimé publiquement sur l’incendie du 31 mai dernier, à l’occasion de la visite des zones sinistrées de la Sonara effectuée par la délégation interministérielle conduite par Gaston Eloundou Essomba, le ministre de l’Eau et de l’Énergie (Minee). « En attendant de procéder à l’inspection complète de toutes nos installations pour déterminer avec exactitude l’étendue des dégâts, l’explosion du 31 mai dernier, suivie d’un incendie, faut-il le rappeler, a endommagé totalement 4 des 13 de nos unités de production et en a partiellement soufflé trois », a déclaré le DG de la Sonara. Toujours selon lui, parmi les unités dont l’intégrité a été touchée de façon irréversible, on compte l’unité 10. Elle a pour fonction le fractionnement du pétrole brut en coupes pétrolières (essences totales, kérosène base, gasoil léger, gasoil lourd, résidu atmosphérique). Il y a également l’unité 30. Elle sert au fractionnement et à la stabilisation des essences. L’unité 40, quant à elle, sert de fractionnement des gaz plants et de lavage du bupro et du gaz domestique. Enfin, l’unité 70 sert au traitement des eaux de procédés. Il s’agit de l’eau utilisée dans tout le process de fabrication.

Les unités partiellement touchées sont : l’unité 20 (unité hydro désulfuration des essences), l’unité 50 (pour la production de base de constitution du super), et l’unité 100 (stockage des produits et du pétrole brut). Sur cette dernière unité, le bac A10 (70 769,4 m3 soit 769 400 litres de capacité) a été, selon Jean Paul Njonou, consumé avec plus 10 000 m3 (10 millions de litres) de pétrole brut. Par ailleurs, le bac B20 (stockage des essences légères) et le bac B30 (stockage de Kérosène de base) ont été tous déformés par le souffle de l’explosion. « Avec l’extinction du bac A10 [contenant 10 millions de litres de pétrole brut], nous étions donc arrivés à bout de cet incendie qui aura duré près de trois jours et demi », a affirmé le DG.

Avec ces premiers éléments de l’enquête, nous avons appris que la nomination d’un nouveau directeur général se prépare ardemment au Palais de l’unité. Elle pourrait intervenir quelques jours après la consommation du délai de 30 jours donné à la commission interministérielle nommée par le Premier ministre, Chef du gouvernement, Dion Ngute.

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Par Georges Onana
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