Cameroun – élève poignardé à mort : 3 infirmières, Mmes Kouamouo, Noutchi & Ngalle suspendues

Kouamouo Noutchi Ngalle

Cette mesure du ministre de la Santé publique intervient quatre jours après le drame qui a coûté la vie au jeune Rosmann Bleuriot Tsanou.

Le ministre de la Santé publique, le Dr. Manaouda Malachie a pris hier 2 avril 2019, une mesure portant suspension de trois employés de l’hôpital de district de Deido à Douala. Les trois dames concernées par la suspension sont accusées de manquement grave à l’éthique et au respect des principes de leur profession. Le communiqué du ministre ne précise qu’il s’agit d’une suspension de trois mois. Les faits qui leur sont reprochés datent de vendredi le 29 mars dernier, jour de la remise des bulletins de la fin du deuxième trimestre de l’année en cours. Rosman Bleuriot Tsanou 17 ans, élève en classe au 2nde C au lycée de Deido a été mortellement poignardé dans l’enceinte du lycée bilingue de Deido. Conduit à l’hôpital de district de Deido dans un état critique, l’élève a été pris en charge par une équipe médicale.

Pendant que certains médecins étaient en train de réanimer le jeune Rosman Bleuriot, d’autres personnels se sont mis à filmer cette séance de
réanimation, et les images « choquantes » ont ensuite été publiées sur les réseaux sociaux. Dans un message posté samedi dernier dans son compte
tweeter, le ministre de la Santé publique mentionnait : « Tout en désapprouvant vivement le comportement de certains personnels de l’hôpital de district de Deido, je voudrais témoigner ma proximité à la famille de la victime de cet acte odieux. Je viens de prescrire une enquête en vue de déterminer les responsabilités dans cette affaire » .

Lundi 1er avril 2019, le directeur de l’hôpital de district de Deido a présidé une réunion avec son personnel. L’objectif était de rappeler ses collaborateurs sur le respect de certaines règles d’éthique et déontologie. Cette autre vidéo choquante prise dans une formation sanitaire de Douala, intervient trois années après l’affaire Monique Koumatekel, une dame dont le ventre avait été ouvert à l’entrée de la maternité de l’hôpital Lanquintini pour tenter de sauver les jumeaux qu’elle avait dans son ventre.

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