Economie

Cameroun – élevage : La Spc veut améliorer sa productivité

La nouvelle ligne de production d’aliments en granulés et miettes de cette filiale du groupe Noutchogouin Jean Samuel a été inaugurée par le ministre de l’élevage, des pêches et des industries animales le mercredi 24 août dernier à Bafoussam.

D’une capacité de production de 10.000 tonnes par an à ses débuts, la société des provenderies du Cameroun (Spc) est à 20.000 tonnes/an aujourd’hui. Avec la nouvelle ligne de production d’aliments en granulés et miettes destinés à l’alimentation de la volaille et du bétail, inaugurée le mercredi 24 août dernier à Bafoussam par le ministre de l’élevage, des pêches et des industries animales, la Spc passe à une capacité de production de 300 tonnes par jour. Cette nouvelle technologie de pointe, a été présentée comme la toute première du genre dans le secteur de production de la provende au Cameroun. « La provende que nous produisons permet en partie de satisfaire nos propres besoins d’exploitations de nos fermes avicoles d’où sortent en moyen 220.000 œufs de consommation par jour pour le marché camerounais.

L’œuvre qui retient notre attention ce jour est une presse à granulés d’une capacité de production de 40 tonnes par jour, 5 tonne/heure, ayant nécessité un important investissement. Le premier de ce type au Cameroun. Il s’inscrit en droite de la stratégie de la substitution de l’import. Les aliments à bétails présents en granulés et miettes étant jusqu’alors essentiellement importés. La nouvelle gamme d’aliments en miettes et granulés dont nous garantissons la production et la commercialisation depuis le mois de juin dans nos points de vente repartis sur l’ensemble du territoire s’adapte aux besoins spécifiques de chaque espèce animal et bétail d’une efficacité améliorée pour les cheptels d’éleveurs », certifié Bart Buytaert, directeur général de la société des provenderies du Cameroun.

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En présence de Gabriel Mbairobe, ministre de l’agriculture et du développement rural, de Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du commerce et de Augustine Awa Fonda, gouverneur de la région de l’Ouest, Bart Buytaert a donné les assurances sur la sécurité sanitaire des animaux nourris par ces nouveaux aliments. « La valeur nutritionnelle et la digestibilité sont améliorées. Ce type d’aliments permet une alimentation équilibrée des animaux en évitant aussi le gaspillage, vu qu’il n’y a plus de poussière. Le traitement thermique qu’apporte cette technologie permet l’élimination des germes pathogènes pouvant se retrouver dans les aliments et garantissent alors un niveau sanitaire renforcé. Par cet investissement, nous apportons notre contribution à l’essor d’une filière avicole que nous voulons pérenne. La société de provenderies du Cameroun compte garder sa position de leader de l’industrie avicole au Cameroun », a-t-il affirmé. Pour la directeur général de la Spc, cette société, cette nouvelle presse à granulés et miettes représente non seulement une réponse à un défi de volume pour continuer de satisfaire une demande en pleine croissance, mais aussi une réponse à un souci de qualité qui ne cesse de s’affirmer chez leur clientèle.

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Un marché de 20.000 éleveurs

« Au cours de ces dernières années, le Cameroun a élaboré des plans ambitieux de développement de la production animale sous forme de projets ou programmes dans diverses filières. Avec le développement actuel des filières animales, il est de plus en plus noté une très forte demande en équipements pour les élevages, pour la production d’aliments et en équipements divers mais également des besoins dans le secteur industriel de l’alimentation de façon globale. Il apparait aujourd’hui avec le développement de la filière animale que l’alimentation animale constitue l’un des enjeux majeurs pour le développement de l’élevage au Cameroun. Ce secteur d’activités étant en fort expansion. Et la réponse qu’apporte Njs c’est cette unité d’industrialisation du secteur de l’alimentation. Elle permet sur le plan économique de créer une capacité locale de production en matière d’aliment de près de 5 tonnes/heure pour répondre aux besoins de la croissance dans le domaine avicole. La politique d’import substitution voulue par le chef de l’Etat en ce qui concerne la filière avicole est déjà gagnée. Aujourd’hui, que tout le monde le sache, le Cameroun n’importe plus du poulet. Aujourd’hui, que tout le monde le sache, le Cameroun n’importe plus les œufs. Il y a assez d’œufs pour la consommation nationale », a assuré le ministre Taïga.

Avec cette nouvelle ligne, la Spc projette de produire dès la première année environ 20.000 tonnes d’aliments granulés et miettes. Ces aliments seront distribués sur tout le territoire camerounais dans un premier temps et dans un second temps dans la sous-région. Les aliments pour poulets de chair et porcs jusqu’à là produits en farine ou « mash » seront progressivement remplacés par les granulés et miettes selon les projections du directeur général de la Spc. Cette société dit avoir également investi dans les capacités de stockage des aliments qui augmentent d’environ 30%. Contribuant ainsi à l’amélioration de l’offre en volume pour ses clients éleveurs. Au total, la production de cette filiale du groupe Noutchogouin Jean Samuel, de regretté mémoire permettra dans satisfaire un marché de près de 20.000 éleveurs.

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Aurélien Kanouo / 237online.com

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