Cameroun – Dakar – Paul Biya remet les choses en place: le discours du chef de l’état camerounais est venu rappeler l’Oif aux défis de l???heure.

Dieu merci, le Cameroun semble épargné par cette vague de protestations qui menace la stabilité même des États. Le pays est résolument engagé dans la voie du développement, de la paix, de l’unité et de l’émergence aux côtés de son chef.[pagebreak] Paul Biya, après des années de fortes turbulences sur le front politique, a réussi à redresser la barque, ses opposants, (qu’on à tort ou à tort raison très bien entretenus, suivez notre regard)  ont certainement compris l’intérêt à se débarrasser de comportements contreproductifs pour leur propre pays.
Preuve de cette crédibilité internationale, en marge du sommet de la Francophonie de Dakar, Paul Biya, dans sa posture de Sage d’Afrique, s’est entretenu avec son homologue français, François Hollande et le Premier ministre canadien, Stephen Harper. On en était alors aux tractations pour la désignation du successeur d’Abdou Diouf à la tête de l’Oif. Selon des sources introduites, l’avis éclairé du chef de l’État camerounais a non seulement permis de calmer les ardeurs des pays membres autour du choix à ce poste, mais, bien plus, les arguments de Paul Biya auront, apprend-on, été décisifs dans la désignation, hier dimanche, de la Canadienne Michaëlle Jean.

La veille, à la tribune de cette auguste assemblée, Paul Biya est sorti des sentiers battus pour interpeller les participants sur l’essentiel. Constatant, avec beaucoup d’autres, que le monde d’aujourd’hui «n’est pas juste», qu’il «est dangereux et que les périls peuvent intervenir à tout moment: guerres civiles ou étrangères, rivalités ethniques ou religieuses, oppression de factions sur les populations», et donc «qu’il faudra beaucoup de temps et d’efforts pour venir à bout de la pauvreté et de l’exclusion», a axé son propos sur les «nouveaux défis» de la Francophonie en particulier, et du monde moderne en général.

«Aujourd’hui, a martelé Paul Biya, nous sommes menacés par une entreprise de déstabilisation d’envergure mondiale. À l’offensive en Irak et en Syrie, elle a étendu ses tentacules au cours des dernières années jusqu’au Mali, puis à l’ensemble de la zone sahélienne.» La menace terrorisme pèse donc sur l’ensemble de la planète. Ses tentacules, dans la sous-région, se manifestent par des assauts barbares de djihadistes qui, chez nous, se manifestent sous les traits hideux et nauséeux de Boko Haram.

D’où l’appel solennel de Paul Biya à une solidarité sincère, cette solidarité qui nous unit et doit également continuer à s’exercer dans le domaine du développement, de la lutte contre les pandémies, le respect du genre et de l’environnement. L’Oif, a-t-il ajouté, doit «montrer que le destin de l’humanité devrait la conduire vers un avenir de fraternité et de tolérance, et non de haine et de violence».

R.A

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